Le bilan de l’année 2006, est globalement encourageant, notamment dans les secteurs du tourisme qui montre des signes de relance ou du BTP qui bénéficie d’une reprise de la commande publique.
En 2004, le Produit Intérieur Brut Régional (PIBR) de la Guadeloupe s’élèvait à 4801 M d’euros. Rapporté à sa population, le PIBR de la Guadeloupe se situait à 11 602 euros par habitant.
Le PIBR de la Guadeloupe est inférieur de 44 % à celui de la France entière ( 20 550 euros par habitant ).
En 2005, le PIBR de la Guadeloupe se situait à 16 194 euros par habitant soit un revenu égal à 59% de celui d'un français métropolitain ( 27 272 euros par habitant ).
Ces revenu sont vraisemblablement sous évalués compte tenu de l’économie informelle.
En 2006, l'évolution contrastée de la consommation des ménages est à rapprocher d’une situation de l’emploi toujours préoccupante.
Le nombre de demandeurs d’emplois en fin de mois s’inscrivait en légère progression de 0,2 % tandis que le nombre de bénéficiaires du RMI se réduisait de 0,8 %. Pour autant, le chiffre officiel du chômage (au sens du BIT) publié par l’INSEE s’établissait à 27,3 % en juin 2006 en augmentation de 1,3 point sur un an.
La situation financière des ménages apparaît marquée par un recours croissant au financement bancaire de leur consommation.
Depuis 2000, le tourisme était entré dans une période de crise.
Les indicateurs de 2006 sont encourageants, les efforts des différents acteurs du tourisme (pouvoirs publics et professionnels) engagés depuis plusieurs années semblent porter leurs fruits.
Le trafic aérien de passagers a en effet crû de 1,9 % en glissement annuel et le taux de remplissage des hôtels aurait progressé de 5 points, les professionnels du secteur bénéficiant notamment de la fermeture, pour rénovation, de trois importantes structures hôtelières.
L’année 2006 laisse par ailleurs entrevoir la renaissance de la plaisance et de la croisière basée dans le département avec la relance de la Marina Bas du Fort et le retour d’un bateau de la société COSTA. Pour la première fois depuis 15 ans, le Port Autonome de Guadeloupe (PAG) a ainsi enregistré des résultats globalement positifs avec 72 383 croisiéristes, soit une progression de 8,0 % de la fréquentation par rapport à l’année précédente.
Le secteur de BTP, qui avait subi un ralentissement sensible de son activité au cours des deux dernières années en raison, notamment, du faible niveau de la commande publique, a connu un regain d’activité à partir du milieu de l’année 2006.
L’industrie a également bénéficié de la reprise de la commande publique. Etroitement lié à l’activité du BTP, le secteur de l’industrie aurait en effet enregistré une forte croissance de son volume d’affaires au quatrième trimestre 2006.
Le secteur primaire est en revanche demeurée morose. La crise de la filière banane s’est en effet poursuivie au cours de l’année 2006. Les exportations se sont en effet établies à 48 317 tonnes, en baisse de 11,3 % par rapport à l’année précédente du fait, principalement, de la diminution du nombre de producteurs et des surfaces utilisées.
La campagne cannière 2006 a permis de récolter 716 685 tonnes, un tonnage inférieur de 14,8% par rapport à 2005. La production de sucre s’est établie à 68 677 tonnes, en repli de 5,7 % par rapport à la campagne précédente.
Les distilleries ont également enregistré un fléchissement de leur d’activité. La production annuelle de rhum s’est inscrite en repli de 2,4 % en glissement annuel pour atteindre 57 447 HAP contre 58 831 HAP en 2005.
Le secteur bancaire local a enregistré une année 2006 satisfaisante, dans le prolongement des exercices précédents. Après un exercice 2005 perçu comme l’un des meilleurs des dix dernières années en termes de progression des encours sains (+10,0 %), leur croissance s’est encore accélérée (+ 11,3 % en un an) tirée notamment par une poursuite de l’investissement immobilier des ménages et des entreprises (respectivement + 13,3 % et + 59,1 %) ainsi que par des investissements privés soutenus (+ 13,3 % pour les crédits d’investissement des entreprises). Dans ces conditions, le PNB des banques locales s’est inscrit en hausse de 14,0%.