Félix Eboué est né le 26 décembre
1884 à Cayenne (Guyane française) dans une famille
de cinq enfants. Son père était orpailleur et sa
mère tenait une épicerie à Cayenne.
Ainsi, Félix Eboué bénéficiera d’une
bourse d’études qui lui permettra d’entrer
en classe de troisième au Lycée de Bordeaux en 1901.
Admis à l’Ecole Coloniale de Paris en 1906, il sera
envoyé à Brazzaville au début de l’année
1909 et affecté, à sa demande, à Oubangui-Chari.
Nommé administrateur, il passera deux années à
Bouka et une à Bozoum, à la frontière camerounaise.
Durant les vingt années qu’il passe en Oubangui,
Félix Eboué se dépense sans compter pour
le développement du territoire dont il a la charge, aidant
au développement des cultures à la construction
de routes et d’écoles, s’imprégnant
de la culture et des traditions locales.
En janvier 1932, Paul Reynaud ministre des colonies le nomme
secrétaire général auprès du gouvernement
de la Martinique où, par deux fois, il assure l’intérim
en l’absence du gouverneur.
Il sera nommé de secrétaire général,
puis gouverneur intérimaire, de la Guadeloupe en 1936.
Refusant l’armistice signé par Pétain et
Hitler, il prendra contact avec le général de Gaulle
dès le début du mois de juillet 1940. La France
Libre sera officiellement reconnue par les Britanniques
le 7 août. Le général de Gaulle, qui rencontrera
Félix Eboué à Fort-Lamy en octobre 1940,
le nommera membre du Conseil de Défense de l’Empire,
gouverneur général de l’Afrique Equatoriale
Française le 12 novembre 1940, membre du Conseil de l’Ordre
de la Libération en janvier 1941.
Félix Eboué, qui libèrera les chefs africains
incarcérés par Boisson, soutiendra l’action
des Forces Françaises Combattantes en Afrique du Nord.
Il participera à la conférence de Brazzaville, entre
les 30 janvier et 8 février 1944, au cours de laquelle
seront définies les grandes lignes de la décolonisation.
En vacances au Caire, Félix Eboué décédera
d’une congestion pulmonaire le 17 mai 1944. Il sera inhumé
au Panthéon.