Hegesippe LEGITIMUS

Né en 1868, Fils d'un marin pêcheur disparu en mer et d'une ouvrière agricole de Marie-Galante.
H. Légitimus est l’un des premiers noirs à accéder à l’enseignement secondaire (au lycée de Carnot de Pointe-à-Pitre). Boursier au Lycée de Pointe-à-Pitre, il y fonde le Comité de la jeunesse républicaine.

Franc-maçon, il est l’un des fondateurs du parti socialiste guadeloupéen,le "Terrible Troisième", parti des Noirs, ou "parti ouvrier de Guadeloupe" dont le programme, aligné sur celui des Socialistes métropolitains, comprend aussi des revendications raciales et n'excluant pas l'appel à la violence. Il est aussi à l'initiative du premier journal socialiste de l'île, "Le Peuple", créé en 1891.

Le parti socialiste guadeloupéen est le premier parti à défendre les ouvriers et les noirs, il devient très vite populaire.
Ainsi à partir de 1894 le parti socialiste remporte élections sur élections : cantonales 1894, municipales de 1896 (Gosier, Lamentin, Ste-Rose...), législatives de 1898, jusqu'à devenir le premier parti de la Guadeloupe. H. Légitimus est député à l'age de 28 ans.

Figure emblématique de la vie politique guadeloupéenne, H. Légitimus deviendra président du conseil général en 1898, député de la Guadeloupe, maire de Pointe-à-Pitre en 1904.
Pour des raisons économiques, Légitimus passa un accord avec les usiniers, l'alliance capital-travail.
Il fut très critiqué pour cela, certains l'accusant même d'avoir trahi la classe ouvrière. Quels que soient les reproches qu'on peut faire à Hégésippe Légitimus, on retiendra qu'il a été le premier défenseur des noirs et des ouvriers.
Il décèdera Le 29 Novembre 1944, à Angles-sur-L'anglin en France.

Il fut surnommé « le Jaurès noir », en ouvrant les portes de l'instruction secondaire et supérieure à ses frères de couleurs et par son soutient à la carrière politique de Gaston Monnerville et de Félix Éboué. Il favorisa activement l'émancipation sociale et politique du monde noir.

 

 

 
Copyright France