Attachée à la commune de Port-Louis,
sa voisine, jusqu'en 1737, l'Anse-Bertrand est la plus septentrionale de la Grande-Terre.
Ici, la terre est sèche et la végétation
rabougrie. Le soleil et les vents alizés y sévissent
toute l'année. En 1660, le gouverneur Charles Hoüel,
lors du traité de Basse-Terre, laissa aux derniers Caraïbes
cette région la moins fertile de l'archipel.
Quelque 2000 hectares entre la pointe de la Grande-Vigie et la
pointe de Chateaux, qu'ils cédèrent peu à
peu aux colons venus y cultiver la canne à sucre et le
coton.
C'est ainsi qu'en 1790, on y comptait 12 cotonneries, 24 moulins
à vent et 21 sucreries.
C'est dans l'une d'entre-elles, la Mahaudière (du nom de
son propriétaire Douillard Mahaudière) qu'eut lieu l'un des plus célèbres procès
de l'Histoire de la Guadeloupe, opposant en 1840 ce planteur à Lucile, esclave accusée d'avoir empoisonné
sa maîtresse.
Cette région est sans doute l'une des plus sauvages et
des plus belles de Guadeloupe.
La pointe de la Grande Vigie, la Porte d'Enfer, le Trou a man
Coco sont autant de paysages à couper le souffle.
Les couleurs de la mer sont ici presque irréelles, au pied
des falaises calcaires de 50m.
A voir. A faire