Au bord de la mer Caraïbe, face à Montserrat,
île voisine dont le volcan déverse depuis plusieurs années sur ses pentes des cendres visibles de la côte
guadeloupéenne, Deshaies est un agréable petit village
de pêcheurs.
Ce n'est qu'en 1957 que fut ouverte la route qui la relie à
Pointe Noire la commune voisine. A la fin du 18è siècle,
elle faisait partie d'un grand ensemble appelé Quartier
du Grand cul de sac Marin, et qui regroupait les communes de Baie-Mahault,
Lamentin, Sainte-Rose et Pointe-Noire.
Elle est située entre les deux dernières citées
et ne devient commune qu'en 1730.
Deshaies tire son nom de l'anse des Yayes, lieu où fut
construite une église à cette même époque.
La baie, mouillage réputé et fréquenté
par les corsaires du Roy de France, mais aussi par les navires
anglais, sera protégée par une batterie de canons,
toujours à cette époque.
Cela ne l'empêchera pourtant pas d'être pillée
et incendiée par les troupes britanniques en 1804.
Les habitants de la commune, refusant l'occupation anglaise, s'enfuira
massivement.
C'est l'une des rares communes de Guadeloupe à ne s'être
jamais tournée vers la culture de la canne à sucre,
lui préférant le cacao, la vanille et le café.
Celui-ci est l'un des plus appréciés au monde.
Aujourd'hui Deshaies s'est orientée vers le tourisme. Elle
dispose pour cela d'atouts indiscutables.
Grande-Anse, Riflet, la Perle, Fort Royal sont parmi les plus
belles plages de tout l'archipel de la Guadeloupe.
A voir. A faire