Le Moule est la deuxième ville de Grande-Terre
par la superficie, et seulement la quatrième par la population.
C'est la seule commune de la côte atlantique, sans cesse
assaillie par de puissantes vagues là où les "cayes"
(récifs) leur laissent un passage.
Les surfeurs de l'île et d'ailleurs la connaissent bien.
Son nom est en fait une déformation du terme marin "môle"
qui signifie jetée.
Les Amérindiens y vécurent en nombre, comme en témoignent
de nombreux objets archéologiques découverts sur la plage de Morel.
Des pièces sont conservées au musée Edgar
Clerc à La Rosette.
Au début de la colonisation, le bourg se trouvait au Quartier
de l'Autre-Bord.Au 18è siècle, le Moule était
un important port de commerce.
La population se déplaça peu à peu vers l'actuel
centre ville, de l'autre côté de la Rivière
d'Audoin qui n'est en fait qu'un bras de mer.
Les fortifications visibles au Moule, notamment à la "Batterie"
rappellent que la commune fut souvent attaquée par les
troupes anglaises.
En octobre 1809, le commandant Coudroy de Lauréal les repoussa
lors d'une bataille au cours de laquelle les Mouliens firent preuve
d'un grand courage.
L'Histoire du Moule est émaillée de catastrophes
naturelles : incendies, cyclones, séismes (celui de 1843 détruisit notamment l'église, reconstruite
sur l'actuelle place centrale. La dernière en date est
l'ouragan Hugo qui en 1989 détruisit la ville à
90% !
Son passé cannier est écrit dans les nombreuses
ruines et les restes de moulin. L'usine de Gardel est la dernière
à fonctionner en Guadeloupe. Peu à peu comme les
autres communes le Moule se tourne vers le tourisme. Elle ne manque
pas d'atouts.
A voir. A faire