Cette petite ville de 17154 habitants, située sur la Grande-Terre, fait la jonction entre la mangrove et la plaine.
Ecrivez "Mornalo" en créole, la commune est célèbre de par son cimetière, en damier noir et blanc.
La ville fut successivement dénommé Case aux Lamentins, Vieux-Bourg, Grippon, Bordeaux-Bourg.
C'est sur l'ancien marché situé à Bordeaux-Bourg, que le bourg se développe.
Morne à l'Eau trouve sa configuration actuelle, sous l'impulsion des gouverneurs de Landenoy et du Baron des Rotours.
Le Gouverneur des Rotours est l'inspirateur de la percée du canal qui relie la commune au Grand Cul-de-Sac Marin, qui porte son nom. Sa percée fut achevée en 1829, au prix de la mort d'une trentaine d'ouvriers recrutés parmi des hommes libres et des esclaves.
Le canal était emprunté par les chalands transportant du sucre. Il ne trouva sa réelle utilité qu'avec l'Usine Centrale de Blachet, ouverte en 1869.
Morne à l'Eau se consacra exclusivement à l'économie sucrière après l'abolition de l'esclavage, tout en restant l'un des distributeurs de produits frais de la Grand-Terre.
Au début du 20 ème siècle La crise sucrière entraina la fermeture des petites unités de productions.
Le cyclone de 1928, donna au bourg un nouvel aspect.
En 1986, suite à la proposition du conseiller régional Franck Garain, la Région alloue des fonds pour la construction d'un Centre de recherches et d'études à Morne à l'Eau. L'objectif est de « contribuer au développement de cette région à travers des études, de la recherche-action et le montage d'opérations propres à accompagner la promotion économique ».
Parmi les projets,
il y avait l'organisation d'une manifestation autour du crabe dans le but de promouvoir l'identité et l'économie de la commune.
Depuis, aux alentours de la mi-Avril, Morne-à-l'eau fête le crabe et
il est consommé à toutes les sauces et sous toutes les formes : farcis, en matété , en calalou , en colombo ... .
A voir. A faire