Commune du nord-ouest de la Grande-Terre, Petit-Canal s'appelait
d'abord Mancenillier, du nom d'un arbre à la sève
toxique qui abondait à cet endroit.
Elle prendra en 1730 le nom de Canal, puis celui de Petit-Canal
en 1750. C'est en effet autour d'un canal creusé par les
habitants de la commune que se développe le bourg.
La canne y est cultivée très tôt comme dans
tout le nord Grande-Terre et l'on voit encore aujourd'hui dans
le paysage canalien de nombreux moulins à vent, ainsi que
les rails de l'ancienne voie férrée affectée
au transport de la canne à sucre vers les usines.
Celle de Duval est construite en 1844, à la veille de l'abolition
de l'esclavage. De cette époque il reste une plaque de
marbre face à l'église, où est simplement
gravé le mot "Liberté".
La population se déplace peu à peu vers le plateau
du haut du bourg, délaissant les zones insalubres de la
mangrove, par un escalier en pierre de taille comptant 49 marches.
Chacune des 44 habitations existant à l'époque en
ayant posé une, les 5 dernières étant un
don de la municipalité.
De la fin du 19è siècle au début du 20è,
les grandes usines de Cluny puis de Duval seront absorbée par celle de Beauport, installée à Port-Louis la
commune voisine. Peu à peu les usines et distilleries de la région disparaissent lors des crises sucrières,
et Petit-Canal se tourne vers d'autres activités.
Aujourd'hui, elle se consacre au tourisme , à la protection
de l'environnement (parc paysager, visite de la mangrove) et à
la sylviculture (forêt de mahoganys de Deville).
A voir. A faire