Les Ponti-néris doivent le nom de leur commune
à la couleur des roches volcaniques qui bordent la mer
au nord du bourg.
Longtemps isolée par l'absence de route, Pointe-Noire est
une commune tranquille entre la mer et la montagne. Ses habitants
ont appris à se débrouiller avec leur nature vivant
de chasse et de pêche et farouchement attachés à
leur terre.
En 1715, des planteurs de la région, ainsi que leurs voisins
de Bouillante, Baillif et Vieux-Habitants prennent les armes et se dirigent vers Basse-Terre pour réclamer
au Gouverneur d'alors la levée d'un impôt qu'ils
contestent : "l'Octroy par tête de noir" décidé
par le roi de France.
Ils obtiennent gain de cause et gagnent du même coup une
réputation d'hommes courageux. Les Anglais auront eux aussi
à le vérifier : les gens de la côte sous le
vent sont des travailleurs, tranquilles et obstinés.
Pendant la Révolution, nombre d'entre-eux restent fidèles
à la monarchie. Certains refusant l'abolition de l'esclavage,
fuiront vers les îles voisines. D'autres seront pendus sur
leurs terres.
Pointe-Noire se distingue aussi par ses choix économiques.
Ici, on cultive le café, l'un des meilleurs du monde. Supérieur
à celui de Colombie et du Brésil, égal au
Moka du Mexique, moins connu simplement parce que produit dans
de petites exploitations familiales pour la consommation locale.
C'est aussi la seule commune de Guadeloupe à exploiter
la forêt. Parfois de façon anarchique, mais avec cependant le souci de la valeur ajoutée, puisque ce
sont les ébénistes du quartier des Plaines qui le travaillent après sechage.
On y fabriquait aussi du charbon selon un procédé
rustique jusqu'au début des années 60, mais le confort
du gaz butane a eu raison de cette activité.
Les habitants de Pointe-Noire ont souvent plusieurs métiers,
vivant de la pêche, du bois et aussi de la culture du café
et de la vanille.
A voir. A faire