Saint-François

 

Au début des années 70, Saint-François n'était encore qu'une petite commune qui vivait de la pêche et de la culture de la canne à sucre.
Sa situation à la pointe Est de la Grande-Terre l'expose aux vents alizés.
Les Arawaks puis les Caraïbes y vécurent de façon continue comme l'attestent de nombreuses pièces archéologiques découvertes sur les sites de La Gourde et de la Pointe des Pies.
Ce n'est qu'à la fin du 17è siècle qu'est fondée la paroisse des Chateaux ou paroisse SaintFrançois ainsi nommée par les Capucins en référence à Saint François d'Assise.
La plupart des terres sont alors occupées par la culture du coton et y on recense 43 cotonneries en 1790.
La canne à sucre n'est cultivée à cette époque que sur de petites parcelles au Nord et à l'Ouest de la commune.
Le 19è siècle voit en revanche le développement de l'activité sucrière aux dépens des cotonneries qui disparaissent peu à peu, et la commune accède rapidement au 3è rang de la production locale.
Après 1848 et l'abolition de l'esclavage, les planteurs de la région font appel aux travailleurs "libres sous contrat" venus de la péninsule indienne.
Beaucoup répondront à l'appel dès 1854 et ils sont aujourd'hui nombreux à Saint-François qui porte partout les traces de leur culture. On estime la population de la communauté indienne en Guadeloupe à 50.000 aujourd'hui. Ils étaient 344 le 24 Décembre 1854.
La reconversion de Saint-François vers le tourisme est symbolisée par l'hôtel qui se tient désormais à la place de l'ancienne usine centrale de Sainte-Marthe. Hôtels, restaurants, casino, golf font partie du paysage de la commune.

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