La commune de Sainte Anne offre des sites naturels d'une grande
richesse. Côté terre, la région des Grands-Fonds faite de vallées et de mornes verdoyants
contraste avec la sécheresse du reste de la Grande-Terre. Les nombreuses mares facilitent le petit élevage
et l'agriculture vivrière dans de petites exploitations
familiales.
Le passé sucrier est visible aux restes de moulins des
habitations.
Côté mer, magnifiques plages de sable blanc et fin,
eaux turquoises et tranquilles, particulièrement limpides, comme la plage de la Caravelle.
Administrée par les Capucins, la paroisse de Sainte-Anne
était au 17è siècle la plus riche et la plus peuplée de la Grande-Terre dont elle était le chef
lieu avant Pointe à Pitre.
L'Administration Civile et l'Amirauté ainsi que la Sécurité
y furent aussi fixées.
Elle devait son développement à la profusion de
sucreries que comptait son territoire ainsi qu'à des relations
commerciales privilégiées avec l'île de la
Martinique.
Jusqu'en 1848, Sainte-Anne est le théatre de luttes sanglantes
entre populations de planteurs et d'esclaves. De nombreuses arrestations, condamnations, des pillages
et incendies d'habitations y sont relatés tout au long de cette période d'histoire.
Elle possède encore à la veille de la seconde guerre
mondiale la plus grande surface plantée en canne à
sucre de tout l'archipel guadeloupéen.
Elle n'en sera que plus touchée par la crise sucrière
qui marque le 20è siècle.
Aujourd'hui tournée vers la mer, Sainte Anne trouve son
équilibre entre son port de pêche et son activité touristique avec l'implantation de nombreux
hôtels et de restaurants.
A voir. A faire