La rivière du Petit Carbet, celle du Trou
au Chien et celle de Grande-Anse donnent leur nom à cette
commune du Sud de la Basse-Terre.
Elle fut habitée très tôt par les Amérindiens
qui y trouvèrent un sol fertile, un climat doux et un relief
accidenté lui assurant une protection naturelle contre
l'ennemi.
Témoins de cette occupation, les roches gravées
qui font de ce lieu l'un des plus importants sites précolombiens
des Petites Antilles : 230 gravures réparties sur 22 pétroglyphes
datant du 4è siècle après JC.
Les Français en commencent la colonisation dès 1640,
et y fondent une paroisse.
Suivant l'exemple des Caraïbes, ils y cultiveront d'abord
le manioc et l'igname, puis la remarquable richesse du sol les
encouragera à diversifier : café, vanille, cacao,
coton et tabac y seront produits jusqu'au 18è siècle ou comme dans tout l'archipel guadeloupéen la canne à
sucre sera la culture principale.
Ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale que la banane
la remplacera, jusqu'à aujourd'hui.
En "temps Sorin" (au temps du Gouverneur Sorin) la population
se divise entre légitimistes partisans de Vichy et résistants.
Les pêcheurs de Trois-Rivières aident les jeunes
de Guadeloupe à rejoindre les îles anglaises (principalement
la Dominique) d'où ils répondront à l'appel
du Général de Gaulle.
C'est le plus court chemin vers les Saintes, embarquement au quartier
"bord de mer" sur les vedettes qui assurent quotidiennement
la traversée du chenal.
Le climat frais et humide de Trois-Rivières, son isolement
par rapport aux grands axes routiers en font un agréable
lieu de villégiature.
A voir. A faire