Vieux-Habitants doit son nom au fait d'avoir été
au tout début de la colonisation l'un des premiers quartiers
occupés par les Français.
On y trouve la plus ancienne église de tout l'archipel.
Elle date du début du 18è siècle et fut bâtie
par des ouvriers du Limousin, à l'endroit même où
la première construite par des Frères Dominicains
en 1636 avait été incendiée par les Anglais
en 1703.
Nicolas Suyllard de la Ramée, installé à
la Pointe Saint-Joseph est le véritable initiateur du développement
du Quartier Saint-Joseph des Vieux-Habitants.
La découverte récente d'un site précolombien
dans la rivière Duplessis témoigne en effet de l'occupation
de ces terres par les Indiens Arawaks (Taïnos).
Au 17è siècle, on y cultive le tabac, le coton et
l'indigo.
Mais comme sur toute la côte sous le vent ces cultures seront
remplacées en 1726 par celle du café, en raison
du relief et de l'hygrométrie propices à cette production
de luxe. La Guadeloupe produit en effet dans toute cette région
l'un des meilleurs arabicas du monde, bonifieur, seulement égalé
par les mokas du Mexique. La production de café assurera
le développement de la commune jusqu'en 1840 avant que
la concurrence des pays sud-américains produisant à
moindre coût n'en provoque le déclin.
Très longtemps isolée par l'absence de voie de communication
terrestre, Vieux-Habitants comme d'autres communes de la côte caraïbe s'est enrichie
de cet isolement en faisant preuve d'imagination.
Il en résulte une originalité qui fait tout le charme
de cette région.
A voir. A faire