Joseph de Bologne, "Le Chevalier de Saint-Georges",
vient au monde en Guadeloupe
en 1745, le jour de Noël.
Fils de monsieur Georges de Bologne de Saint-George, riche planteur,
membre d'une famille implanté aux Antilles depuis 1645,
dans la colonie française de la Guadeloupe. Georges vécu
en France et reçu une éducation d'élite.
Il épousa le 8 septembre 1739, Elizabeth Merican.
Monsieur de Bologne fit l'acquisition en janvier 1740, d'une plantation
de 50 hectares avec 60 esclaves; à Saint-Robert Baillif,
la propriété appelée "Saint-Georges".
Joseph e Bologne (Saint Georges) serait né des relations
de monsieur de Bologne et d'une jeune esclave, Anne, appelé
aussi "Nanon"; agée de 17 ans.
Monsieur de Bologne amena à Paris Joseph à l'age
de dix ans avec sa mere.
Il fut placé six ans, chez le maître d'arme la Boëssiere.
Il reçut la culture la plus complète et la plus
sportive, apprenant les armes, l'équitation, la natation
et la musique.
A quinze ans, il passait déjà pour un maître
dans les salles d'armes.
A vingt et un ans, à Rouen, il vaincut le maître
d'arme Picard.
En 1761 : Il entra dans les gendarmes de
la Garde du Roi.
En 1770 : Il devint l'élève
de Gossec pour la composition et travailla serieusement le violon.
En 1772 : Il apparut au "concert des
amateurs" de l'hotel de Soubise.
En 1773 : Il en recueilli de son maître
la succession comme chef d'orchestre.
En 1775 : Il apparut au Concert Spirituel
des tuileries. Cette même année, il reçut
du roi en personne, la direction de l'opéra de Paris mais
en fut écarté.
Entre 1777 et 1790 : Saint-Georges se tourne
vers la Comédie Italienne et donne quelques opéra
comiques, qui eurent peu de succès.
A la révolution, il se trouve en Angleterre, où
il connait des succès aussi flatteurs qu'à ses début.
On suppose, non sans vraisemblance, qu'il a dû quitter Paris
pour L'Angleterre, après les journées d'Octobre
1789; pour accompagner ou y retrouver le Duc d'Orléans.
En 1790 : De retour en France, il fut assez
mal accueilli. On n'ignorait pas ses relations avec Philippe-Egalité.
A Lille, il obtint les plus grands succès comme musicien
et chef d'orchestre.
Pendant deux ans, il fut Capitaine de la Garde Nationale.
En 1792 : A la fin de l'été,
il forma la légion "Saint-Georges" composée
d'hommes de couleurs. Cette légion devint le 8 septembre
1792, la "légion nationale du Midi" et en 1793,
le 13ème chasseur.
Il figurait en tête, comme chef de brigade et avait comme
chefs d'escadrons, M. de la Roche-Champreux et M. Dumas-Davy de
la Paillerie.
En 1793 : A Lille, il fut accusé
de malversations par le commissaire Dufrenne.
Le 25 septembre 1793 : A Paris, le colonel
fut suspendu ainsi que plusieurs de ses officiers, et fut incarcéré
à la maison d'arrêt de Houdancourt (oise) jusqu'
au deux Brumaire de l'an III.
Le 24 Floréal de l'an III : Il fut
réintégré à la tête de son régiment.
Le 8 Brumaire de l'an IV : Il fut de nouveau
destitué de son commandement, avec interdiction de séjourner
où pourrait se trouver son régiment.
Le 5 Floréal de l'an IV : à
Rewbell, membre du Directoire, il se disculpa mais ne pu être
réintégré dans son commandement. Il parti,
quelque temps aprés, à Saint-Domingue, en pleine
révolution et eu la chance d'en revenir sain et sauf.
En 1797 : Il dirigea au Palais Royal, le
concerts du Cercle de l'Harmonie.
Le 10 juin 1799 (22 Prairial de l'an VII) : Il
mourut d'une gangrène, à l'age de soixante ans,
rue Boucherat à Paris (actuelle rue de Turenne).
Hommage à ce Talentueux musicien, escrimeur remarquable
et républicain engagé; en février 2002, le
maire de Paris, Bertrand Delanoë, donne le nom du Chevalier
de Saint-Georges, à une rue du 1er arrondissement.
(Merci à Monsieur
Jean-Claude Halley)