L'économie Martiniquaise

En 2001, le PIB est de 5,9 milliard d'euros contre 3,7 millard d'euros en 1994 (24,5 milliards de francs), soit 15269 Euros par habitants.
C’est le PIB par habitant le plus élevé de la Caraïbe.
Le secteur tertiaire est prédominant (79% des emplois), avec notamment un poids important du commerce, du secteur non-marchand, ainsi que du tourisme.
L'agriculture, avec la banane, la canne à sucre, le rhum, le melon et l'ananas, fournit les principales exportations de la Martinique.

En 2003, Evalué à 6,44 milliards d’euros en 2003, le PIBr martiniquais représente le quart de celui des DOM.
Le PIB par habitant s’élève à 16 370 euros en Martinique, élevant l’île au rang de plus riche département d’outre-mer par habitant. Le PIB martiniquais par habitant représente 64,7% du PIB français par habitant.

En 2006, l’économie martiniquaise a bénéficié d’une conjoncture favorable liée aux acquis de l’année 2005 : vigueur de l’investissement et regain d’activité dans le secteur du bâtiment et de la construction notamment. Ce constat positif est cependant tempéré par une consommation des ménages qui stagne et par les difficultés d’un secteur primaire en voie de restructuration. Par ailleurs, avec 6 391 journées individuelles non travaillées en 2006, les conflits sociaux ont été en moyenne plus longs qu’en 2005.
En 2006, les chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de l’enquête trimestrielle de conjoncture de l’Iedom constataient une bonne tenue de l’activité même si le premier trimestre 2006 fait exception en raison de l’effet négatif de la grève du port de Fort de France sur le moral des chefs d’entreprises.
La situation de l’emploi s’avère contrastée. Le nombre de demandeurs de catégorie s’établit à 35010 à fin 2006, en recul annuel de 5,5% tandis que le nombre de bénéficiaires des Assedic se replie pour atteindre 18 033 personnes à cette même date. Toutefois, le taux de chômage demeure structurellement élevé, quelle que soit la source retenue pour l’évaluer.
Le commerce extérieur est, quant à lui, dopé par les échanges de produits énergétiques.
L’année 2006 est atypique de ce point de vue. Cependant, hors hydrocarbures, le déficit commercial se creuse (soit +5,4 %) et le taux de couverture se détériore : 10,1 % en 2006, contre 12 % en 2005.
En lien avec le dynamisme de l’immobilier, la construction a connu une amélioration sensible de son courant d’affaires en 2006. La bonne orientation de la conjoncture du secteur peut s’expliquer par un effet défiscalisation ayant contribué à l’alimentation des carnets de commande et à une certaine progression des prix du secteur et des loyers.
Premier secteur économique de la Martinique en terme de valeur ajoutée, les services poursuivent leur croissance en 2006. Ce secteur concentre 50 % des 3 426 créations d’entreprises en 2006 dont 1 039 issues du seul sous-secteur des services aux entreprises (contre 997 en 2005 et 910 en 2004).
Le secteur industriel a connu une conjoncture bien orientée malgré une correction enregistrée en fin d’année.Après un début d’année difficile, le courant d’affaires des entreprises commerciales, s’est redressé au cours du deuxième semestre 2006, sous l’effet de la rentrée scolaire et des fêtes de fin d’année. Toutefois, si l’indice du chiffre d’affaires cumulé des six hypermarchés de l’île progresse de 2,3 % en 2006, son rythme de croissance décélère (-3,2 points en 3 ans) pour atteindre un niveau équivalent à celui enregistré en 2003.
Le secteur du tourisme est également mitigée même si de timides signes de reprise sont constatés sur la fin de l’exercice. En 2006, la Martinique a accueilli 655 213 touristes, soit une progression annuelle de 2,5 %.
Enfin, en 2006, les exportations de bananes se sont une nouvelle fois repliées (- 5,1 % en volume) tandis que le prix moyen des bananes expédiées s’est établi à 582,8 euros la tonne, en baisse de 20,8 % sur un an.
Par ailleurs, la campagne cannière 2006 a pâti des mauvaises conditions climatiques ayant entraîné un niveau de production apparaissant comme le plus faible de ces dix dernières années. 165 096 tonnes de cannes ont été broyées, soit - 21 % sur un an.

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