 | | V millénaire av. JC Migration de groupes de Méso-indiens venant du Vénézuela et de Trinidad vers les Petites Antilles. les Amérindiens
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 | | II millénaire av. JC Émergence dans le bassin de l'Orénoque, de nouveaux groupe néo-indiens; dont la tradition agricole était fondée sur la culture des tubercules (manioc). Avec eux, sont également apparu les céramiques saladoïdes. la cultrure matériel de ces nouveaux groupes fut subdivisés. Le plus ancien type, le ronquinan saladoïde est apparu dans la région du moyen Orénoque. les Amérindiens
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 | | Ier millénaire av. JC Sur les côtes orientales du Vénézuela jusque sur les côte de l'actuel Guyane, le style cedrosan saladoïde se différencie progressivement.
Dans les derniers siècles avant l'ère chrétienne, ces horticulteurs ont gagnés les îles de l'arc antillais.
Dans le Nord des Petites Antilles, ont été découverte des céramiques huecan saladoïde (site Morel, Folle Anse, sur la côte Atlantique de la Grande-Terre en Guadeloupe) datés entre 300 av JC et 300 ap JC. La coexistence des deux styles dans leur contemporanéité, amène les Archéologues à penser qu'elle s'explique par une différence de fonction symbolique et religieuse dans un même groupe. les Amérindiens
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 | | à partir du IVème siècle La culture cedrosan saladoïde fut affectée par de nouvelles influences vénézuéliennes, barrancoïdes. On ne trouve des trace de cette culture que sur les îles au Vent, et elle ne semblent pas avoir dépassée la Guadeloupe. L'influence barrancoïdes, a donné à la culture saladoïde sa phase "baroque" se distinguant par ses décorations modelées et incisées très élaborées. Les archéologues selon leurs estimations, datent cette période d'influence entre l'an 300 et 500. les Amérindiens
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 | | à partir du Vème siècle La phase terminale du cedrosan saladoïde, a vu une simplification des formes des poteries. Alors qu'apparaissaient les peintures polychromes et le développement de la complexité du dessin. Les Sites se rapportant à cette période sont pour les petites Antilles Anse à l'Eau et Anse à la Gourde en Grande-Terre, la Rivière de Baillif en Basse-Terre mais également Talisseronde à Marie-Galante. Les roches gravées de Trois-Rivières appartiennent également à cette période.
Les archéologues selon leurs estimations, datent la phase terminale du cedrosan saladoïde entre l'an 400 et 700.
Les poteries du saladoïde terminal sont restés ancrées dans les îles Sous-le-vent jusque vers l'an 850. les Amérindiens
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 | | à partir du VIIème siècle Les habitats se multiplièrent entrainant l'effritement de l'apparente unité de la caraïbe orientale. Cuba, Hispaniola et la Jamaïque ont vu se développer la culture ostionoïde subdivisé géographiquement par les ostionan à Hisponiola et les meillacan à Cuba et en Jamaïque, ainsi que les elenan à Porto-Rico et dans les Îles Vierges. Les archéologues estiment cette période entre le VII et VIIIème siècle.
Cette période a vu également apparaître des éléments de transition du saladoïde, comme la peinture polychrome et la grande variété morphologique des récipients. Les archéologues selon leurs estimations, datent l'apparition de ces éléments, entre le VII et le IXème siècle.
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 | | à partir du VIIème siècle Au Nord, dans les îles au Vent, début de la colonisation de Cuba, Hispaniola, la Jamaïque, Porto-Rico et les Îles Vierges par des peuples horticulteurs.
Les cultures céramiques des îles au Vent sont rattachées au mamoran troumassoïde
Au Sud, dans les îles Sous-le-Vent (Martinique...), la culture troumassan troumassoïde a progressivement remplacé le cedrosan saladoïde, et ce jusqu'en 1200. C'est le déclin de la technologie céramique dans les îles sous le vent, les poteries devienne de moindre qualités.
On note par ailleurs à cette période, une étape importante de l'histoire Caraïbéenne, marquée par un phénomène d'insularisation. Les descendants des groupes saladoïdes ont développé des cultures insulaires Antillaises au sein desquelles l'île de Porto-Rico a joué un rôle décisif. les Amérindiens
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 | | à partir du Ier millénaire ap. JC La culture chican ostionoïde a remplacé les autres cultures dans les grandes Antilles, jusqu'à l'arrivée des européens. Elle est apparue à Hispaniola et s'est répandue aussi bien vers l'ouest, sur Haïti, Cuba et la Jamaïque, que vers l'est sur porto-Rico et les îles Vierges.
Les sociétés d'horticulteurs ont vu l'émergence de véritable hiérarchies, prélude aux chefferies Taïnos.
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 | | à partir du XIIème siècle La culture chican ostionoïde s'est épanouie dans les grandes Antilles. Elle correspond aux sociétés dénommées "Taïnos" par les Européens. Les archéologues estiment cette période entre le XII et le XVème siècle. les Amérindiens
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 | | vers le XIIIème siècle Expansion des cacicats Taïnos, vers les petites Antilles.
Parallèlement, la culture suazan troumassoïde, attribuée aux Callinagos, occupait les îles Sous-le-Vent. Académie de la Guadeloupe, le site
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 | | le 8 Janvier 1455 Le pape Nicolas V délivra la bulle Romanus Pontifex au Roi Alfonso V du Portugal. Cette bulle concéda au roi la faculté pleine et entière d'attaquer, conquérir et de réduire tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ en servitude perpétuelle.
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 | | le 12 Octobre 1492 Premier voyage de Christophe Colomb.
Après deux longs mois de mer, les trois caravelles la Niña, la Pinta et la Santa Maria, accostèrent sur l'île de Guanahani dans les Bahamas actuelles.
Le navigateur génois, Christophe Colomb et ses hommes, découvrirent ce qu'ils croyaient être les Indes. Il prit possession de l'île, au nom des rois catholiques espagnols. Christophe Colomb baptisa l'île du nom de San Salvador.
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 | | le 28 Octobre 1492 Christophe Colomb découvre Cuba et en prend possession au nom de l'Espagne et la baptise "Jeanne" en honneur du prince Jean.
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 | | le 15 juin 1502 Lors de son second voyage, Christophe Colomb débarque à la Martinique, le jour de la Saint-Martin, sur le site de l’actuelle commune du Carbet.
L’île était habitée depuis plusieurs siècles.
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 | | le 19 Avril 1619 Une expédition malheureuse de flibustiers contraint Charles Fleury et le reste de son équipage à rester le long des côtes de la Martinique. Certains de ces Français sont bien accueillis par les Caraïbes et vivent au milieu d'eux pendant onze mois avant de quitter l'île le 11 Février 1620, grâce à une alliance effectuée par leur capitaine avec des flibustiers hollandais. Premiers Chapitres, edition-grasset
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 | | 1626 La compagnie de Saint-Christophe est créée en France. Elle fera faillite dix ans plus tard.
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 | | 1630 Faible éruption de la montagne Pelée.
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 | | 1635 La compagnie des îles d'Amérique, organisation marchande française, est créé sous l'impulsion du Cardinal de Richelieu.
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 | | le 25 Juin 1635 Jean Duplessis d’Ossonville et Liénard de l'Olive mandatés par la Compagnie des Îles pour coloniser les îles, débarquèrent en Martinique, au fond Layet. Rebutés par les caraïbes et la topographie montagneuse de l'île; l'expédition rembarqua pour tenter une approche en Guadeloupe.
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 | | le 15 Septembre 1635 Le Normand Pierre Belain d'Esnambuc s’établit à la Martinique avec une centaine de compagnons.
Il débarque à l’embouchure de la rivière Roxelane, sur le site de l’actuelle commune de Saint-Pierre, où est fondée la ville du même nom, première capitale de l’île.
La cohabitation entre les Français et les Caraïbes fut caractérisée par des périodes d’entente et des conflits sanglants, qui aboutirent au départ des Caraïbes à la fin du XVIIème siècle.
Leurs traces demeurent tant dans la toponymie (communes de Case-Pilote et Rivière-Pilote, nommées en souvenir d’un chef Caraïbe) que dans des noms vernaculaires de plantes (manioc) ou d’animaux (anoli, manicou) entre autres.
De nombreux sites archéologiques précolombiens existent en Martinique, essentiellement le long des côtes, où étaient installés les villages.
Le principal site est celui de Vivé, entre Macouba et Basse-Pointe, sur la côte Nord-Atlantique. La roche gravée (pétroglyphe) de la forêt de Montravail, dans la commune de Sainte-Luce (Sud de la Martinique) compte également au nombre de ces traces. Pierre Belain d'Esnambuc
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 | | 1636 Jacques Dyel du Parquet, Neveu de Pierre Belain D'Esnambuc, est nommé gouverneur de la Martinique, par son oncle.
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 | | 1637 Fort-de-France, l'administrative et militaire, fut fondée par Jacques du Parquet.
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 | | Février 1639 Philippe de Longvilliers, Chevalier de Poincy, Commandeur d'Oysemont, fut nommé par la Compagnie des Îles d'Amérique, Gouverneur et lieutenant général des Îles d'Amérique.
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 | | 1640 Un édit du Roi interdit la mise en esclavage des indiens Caraïbes, pour des raisons stratégiques.
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 | | 1642 Louis XIII autorisa l'esclavage avec obligation d'instruire dans la religion catholique et de convertir au christianisme les esclaves.
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 | | le 21 Novembre 1645 Marie Bonnard épouse Jacques Dyel du Parquet. De cette union naquit deux fils.
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 | | le 20 Septembre 1650 La Compagnie des Isles d’Amérique fait faillite et les îles sont à vendre. Jacques Dyel du Parquet, neveu de Pierre Belain d'Esnambuc, achète la Martinique.
Il vécu en bonne entente avec les indiens Caraïbes. On lui doit la constitution de Fort Royal, actuellement Fort-de-France, et l'introduction de la canne à sucre.
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 | | Novembre 1652 Médéric Roole, sieur de Gourselas, assura l'intérim de Du Parquet de Novembre 1652 à fin 1653.
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 | | Janvier 1658 Jacques Dyel du Parquet décède.
Mme du Parquet assura une quasi "régence" après la mort de son mari. Elle eu quelques difficultés à faire reconnaître ses droits, mais elle fut finalement confirmée comme gouverneur de la Martinique.
La cohabitation avec les Caraïbes dégénéra en guerre, ces derniers furent massacrés ou chassés dans d'autres îles.
Le développement de la culture de l’indigo, du café puis, au fur et à mesure de la conquête de terres arables aux dépens des Caraïbes, de la canne à sucre, s’accompagne de la mise en place d’un système économique basé sur l’esclavage.
La traite transatlantique amène en Martinique et dans toute la Caraïbe des centaines de milliers de captifs originaires pour l’essentiel d’Afrique occidentale.
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 | | 1659 Adrien Dyel du Parquet, sieur de Vaudroques, frère aîné de Jacques Dyel du Parquet, assura pour le compte de son neveu le jeune Dyel d'Esnambuc, le fils aîné de M et Me Du Parquet, les fonctions de gouverneur de la Martinique jusqu'en Octobre 1662.
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 | | 1660 Mort de Philippe de Longvilliers, Chevalier de Poincy, Commandeur d'Oysemont.
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 | | Octobre 1662 A à la mort de Vaudroques, Adrien Jacques Dyel du Parquet, sieur de Clermont, proche parent de d'Esnambuc et de Du Parquet, assura l'administration de la Martinique. Il exerça cette fonction également après de rachat de l'île par la Compagnie des Indes Occidentales.
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 | | 1664 Le Roi de France, Louis XIV, verse à la compagnie du Sénégal, des primes pour chaque tête d’esclave introduite en Martinique.
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 | | le 28 Mai 1664 Jean-Baptiste Colbert fonda la Compagnie des Indes occidentales, qui comprenait les Antilles, la Guadeloupe, la Martinique et la partie occidentale de Saint-Domingue, afin de stimuler le commerce.
Il créa également quatre autres compagnies, celle des Indes orientales, celle du Nord, celle du Levant et celle du Sénégal.
L’île de Gorée, au large de Dakar (Sénégal), devint l’un des lieux de concentration de la traite française.
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 | | le 1er Juin 1664 Alexandre de Prouville, marquis de Tracy, est nommé Lieutenant général des Îles.
Il administrait alors les possessions françaises, la Martinique, la Guadeloupe et Sainte-Lucie. Il occupa ce poste jusqu'en 1666.
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 | | Février 1665 Robert le Frichot des Friches, sieur de Clodoré, est nommé Gouverneur particulier de la Martinique. Il occupa ce poste jusqu'en Décembre 1667.
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 | | 1666 Antoine Lefebvre, sieur de la Barre, est nommé Lieutenant général des Îles. Il occupa ce poste jusqu'en 1667.
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 | | 1667 François Roole de Laubière assura l'intérim puis officiellement le poste de gouverneur particulier de la Martinique. Il occupa ce poste jusqu'en 1672.
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 | | 1667 Jean-Charles de Baas Castelmore est nommé par Louis XIV, Gouverneur Général des Isles et Terre Ferme de l'Amérique. Il occupa ce poste jusqu'à son décès en 1677. Sous son administration, la résidence du Gouverneur Général des Îles, fut transférée de Saint-Christophe en Martinique, d'abord à Saint-Pierre puis à Fort-Royal.
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 | | 1674 La Compagnie des Indes occidentales est dissoute, l’île est désormais directement attachée au pouvoir royal et devient colonie du royaume.
Le Roi met en place un gouvernement militaire unique pour les colonies de la Caraïbe, qui réside en Martinique.
Louis XIV rend la traite libre sur tout le territoire africain.
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 | | le 16 Juillet 1674 La flotte de l'Amiral hollandais Ruyter se présente devant Fort Royal, défendu par le chevalier de Sainte-Marthe. La ville reste aux mains des Français.
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 | | 1676 Louis XIV participe personnellement au trafic d'esclave par le biais d'un traité passé avec Jean Oudiette.
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 | | 1677 Antoine André Sainte-Marthe de Lalande, connu sous le nom de chevalier de Sainte-Marthe assura l'intérim du poste de Gouverneur Général.
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 | | Janvier 1677 Charles de la Roche-Courbon, comte de Blénac, est nommé gouverneur particulier de la Martinique, poste qu'il occupa jusqu'en Févier 1683.
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 | | 1682 Colbert nomme une commission pour faire des propositions sur le statut des esclaves et le vide juridique dans lequel ils évoluent. Cette commission fut mise en place suite aux problèmes de rébellions d'esclaves, rencontrés dans les colonies.
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 | | Mars 1683 Le comte de Blénac dû rentrer temporairement en France. L'intérim de son poste fut confié à Claude de Roux, chevalier de Saint-Laurent, Gouverneur particulier de l'île de Saint_Christophe. Poste qu'il assura jusqu'en Juin 1684.
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 | | 1684 Création de la paroisse du Mouillage, à Saint-Pierre.
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 | | Mars 1684 Charles de la Roche-Courbon, comte de Blénac, occupa un second mandat de Gouverneur général des Isles d'Amérique, jusqu'en Février 1691.
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 | | Mars 1685 Le Code Noir, est promulgué à Versailles, par Louis XIV.
Colbert, ministre des Finances, à l’initiative du projet décéda entre-temps sans avoir vu aboutir les travaux de sa commission.
Charles de Courbon, comte de Blénac et Jean-Baptiste Patoulet firent parti des rédacteurs de la commission. Ils s'inspirèrent des pratiques esclavagistes des Espagnols en terre d'Amérique.
Le Code se compose de soixante articles qui gèrent la vie, la mort, l'achat, la vente, l'affranchissement et la religion des esclaves.
Il donne un statut spécial et légal au système sur lequel repose l'économie de la colonie.
Les esclaves sont définis comme des biens mobiliers, certains sévices sont interdits tandis que d’autres sont institutionnalisés.
Sur le plan des institutions locales, l’administration des colonies est marquée par la suprématie de l’autorité militaire, qui, en raison de l’éloignement de la France, concentre en son sein l’ensemble des pouvoirs. le Code Noir
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 | | Février 1689 Claude de Roux, chevalier de Saint-Laurent, est nommé gouverneur particulier de la Martinique.
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 | | 1690 Louis XIV nomma François d'Alesso, Marquis d'Eragny, Gouverneur Général des îles d'Amérique, en remplacement du Comte de Blénac. Il mourut en août 1691 de la fièvre jaune.
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 | | Novembre 1691 Charles de Courbon, comte de Blénac est de nouveau nommé Gouverneur Général des Isles d'Amérique.
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 | | 1694 Arrivée du Père Labat, missionnaire dominicain, ethnologue, explorateur, écrivain, agriculteur. Il fut affecté à la paroisse de Macouba. Père Labat
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 | | 1696 Le Père Labat fonda l'Habitation Saint-Jacques, une plantation de canne à sucre. L'habitation Fond Saint Jacques est située en bordure de la rivière du même nom, dans la circonscription du nord atlantique.
L'habitation fut longtemps considérée comme un modèle sinon comme une référence, ce qui se trouve encore aujourd'hui dans le vocabulaire, tel que "La Tour du père Labat" (un moulin à vent), "les chaudières Père Labat" ou encore l'appareil de distillation "type Père Labat". Il fonde la paroisse du François ou il développe l'industrie sucrière.
Le père Labat témoigne à travers ses écrits "Voyages aux îles d'Amérique" d'une époque avec de nombreux détails.
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 | | Juin 1696 Mort du Comte de Blénac.
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 | | Septembre 1696 Thomas Claude Renart de Fustemberg , marquis d'Amblimont est nommé Lieutenant Général des Îles d'Amérique.
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 | | Aout 1700 Thomas Claude Renart de Fustemberg , marquis d'Amblimont décéda de la fièvre jaune.
Pour la deuxième fois l'intérim du poste de Gouverneur Générale fut confiée à Charles de Pechpeyrou Comminge, Chevalier de Guittaud.
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 | | Novembre 1700 Charles d'Esnotz de Forbonest est nommé Lieutenant Général des Îles d'Amérique.
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 | | Octobre 1701 Mort de Charles d'Esnotz de Forbonest, de la fièvre jaune.
Charles de Pechpeyrou Comminge, Chevalier de Guitteaud, assura pour une troisième et dernière fois l'intérim de la Gouvernance Générale des Îles d'Amérique.
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 | | 1702 Charles François Machault de Bellemont est nommé Lieutenant Général.
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 | | Mai 1702 Mort de Charles de Pechpeyrou Comminge, Chevalier de Guitteaud.
L'intérim fut assuré par Nicolas de Gabaret, Gouveneur particulier de la Martinique.
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 | | 1702 Marquis de Rosmadec est nommé Gouverneur Général, mais il décéda de la fièvre jaune, avant d'avoir rejoint son poste, lors d'une escale à Cuba.
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 | | Mars 1703 Charles François Machault de Bellemont arriva à la Martinique.
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 | | Octobre 1713 Décès de Raymond Balthazar Phélipeaux, sieur du Verger.
Georges Robert Cloche de Mont-Saint-Rémy de La Malmaison, Gouverneur particulier de la Guadeloupe, assura l'intérim de la Gouvernance.
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 | | 1709 Raymond Balthazar Phélipeaux, sieur du Verger, est nommé Lieutenant Général.
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 | | Janvier 1709 Comme ses prédécesseurs, Charles François Machault de Bellemont, meurt de la fièvre jaune. Nicolas de Gabaret pour une seconde fois, assura l'intérim de la Gouvernance Générale.
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 | | Janvier 1711 Arrivée de Raymond Balthazar Phélipeaux, sieur du Verger, aux Antilles.
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 | | Juin 1711 Décès de Nicolas de Gabaret, Gouverneur particulier de la Martinique.
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 | | le 3 Juin 1712 Une ordonnance renouvela les prescriptions sur la nourriture et l'entretien des esclaves et porta "interdiction aux maîtres d'appliquer la torture".
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 | | 1714 Séparation administrative des îles sous le vent avec les îles du vent.
Deux gouvernement coexistent à présent dans la Caraïbe.
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 | | Janvier 1716 Le Gouvernement autorise le commerce négrier aux armateurs de Saint-Malo, Bordeaux, Rouen et la Rochelle. Le commerce triangulaire se met en place.
Le rythme des voyages fut de 55 à 69 par ans au début.
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 | | le 17 Mai 1717 Les connétables de la Martinique levèrent l'étendard de la rébéllion.
Ils firent arrêter le Gouverneur-Général de la Varenne et de Ricouard, l'intendant.
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 | | le 23 Mai 1717 Les connétables firent embarquer violemment pour la France, le Gouverneur-Général et l'intendant.
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 | | le 15 Mars 1718 Le Chevalier de Feuquière fut nommé Gouverneur-Général de la Martinique.
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 | | 1724 Sous le règne de Louis XV, le Code Noir fait l'objet d'une révision spéciale pour la Louisiane. Ce nouveau Code Noir rend difficile l'affranchissement d'un esclave.
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 | | 1725 Inondations.
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 | | du 20 Octobre au 13 Novembre 1727 Tremblements de terre.
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 | | le 29 janvier 1738 58 maisons sont détruites lors d'une incendie à Saint-Pierre.
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 | | le 7 Juillet 1747 Au lever du jour, un violent tremblement de terre secoue la Martinique.
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 | | 1756-1763 Guerre de Sept Ans.
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 | | le 12 Septembre 1756 La Martinique et Sainte-Lucie sont ravagés par un ouragan et un raz-de-marée; entre 400 et 500 morts sont à déplorer.
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 | | 1759 L'Île est attaquée par les Anglais. Ils furent repoussés par les milices martiniquaises à la pointe des Nègres et au morne Tartenson.
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 | | Janvier 1762 Les Anglais débarquèrent victorieux et prirent possession du morne Garnier, d'où ils pilonnèrent "Fort Royal".
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 | | le 4 Février 1762 Fort Royal capitula face aux troupes anglaises.
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 | | le 10 Février 1763 La Signature du traité de Paris met fin à la guerre avec les Anglais.
La Guadeloupe et la Martinique sont restituées à la France.
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 | | le 23 juin 1763 Naissance de Joséphine Tascher de la Pagerie aux Trois-Ilets; future impératrice des Français. Joséphine Tascher de la Pagerie
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 | | le 21 Mai 1766 Incendie à Fort-Royal. A la suite de cette incendie, interdiction est faite aux habitants de Saint-Pierre de construire des maisons en bois.
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 | | les 13 et 14 Août 1766 Terrible ouragan, 440 morts et 580 blessés sont à déplorer.
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 | | 1768 La Martinique redevint le siège du gouvernement général des îles du vent.
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 | | 1768 Construction du Fort Desaix (ancien Fort Bourbon) dirigée par l'ingénieur militaire Rochemore, selon les règles de Vauban afin de protéger le Fort Royal (Fort Saint-Louis). Le fort était considéré comme la clef de voûte de la souveraineté française dans les Amériques. Sa construction prit fin en 1772.
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 | | le 20 Septembre 1768 Une ordonnance royale réuni sous la dénomination du Gouvernement général des Île du Vent de l'Amérique, le gouvernement de Sainte-Lucie, de Guadeloupe, de Marie-Galante, de la Désirade, des Saintes, de Saint-Martin, de saint-Barthélemy, à celui de la Martinique.
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 | | 1774 Le Roi du Dahomey (actuel Bénin, appelé également "Côte d'esclaves) protesta de la qualité médiocre des armes que l'on lui échangeait contre des esclaves.
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 | | le 9 Août 1777 Une déclaration du Roi renouvelle l'interdiction d'amener dans le royaume aucun esclaves noirs, mulâtres, ou autres gens de couleurs, de l'un ou l'autre sexe, sous peine de 3000 livres d'amende, et de renvoyer aux colonies les noirs et mulâtres qui se trouvent dans le royaume.
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 | | 1778 La Martinique est composée de 80.000 esclaves pour 12.000 Blancs et de 3.000 Noirs ou Mulâtres libres.
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 | | le 9 Février 1779 Un règlement fit interdiction expresse aux gens de couleur libres de s'habiller comme des blancs.
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 | | les 11 et 12 Octobre 1780 Un violent raz-de-marée touche toute la Martinique, faisant 7000 victimes.
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 | | 1782 Le bourg du Prêcheur est détruit par un raz-de-marée.
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 | | le 6 Novembre 1782 Une ordonnance du Roi vint interdire, aux curés et officiers public de qualifier aucunes personnes de couleur libres du titre de "sieur et de dame".
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 | | le 7 Juin 1784 Une Assemblée Coloniale est crée dans chaque colonies des Antilles. Elle est composée du Gouverneur, de l'Intendant, du Commandant en second, du Commissaire-général de marine, de deux député du conseil souverain, d'un député de chaque quartier, des députés des Îles dépendantes, d'un député des principales villes et, d'un secrétaire nommé à vie.
Les membres devaient être renouvelés tous les quatre mois.
C'était pour les colonies, une vrai charte constitutionnelle.
Malgré, qu'elle fut corrompue, par et au profit de l'aristocratie locale.
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 | | 1785 Cette année, fut l'année du triste record de 100 voyages négrier.
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 | | 1786 Édification du théâtre de la ville de Saint-Pierre.
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 | | le 19 Février 1788 A Paris, est créé la Société des Amis des Noirs.
Dont font partis les marquis de Mirabeau, de Lafayette et de Condorcet, l'Abbé Gégoire, Étienne-Charles de Loménie de Brienne, le duc Dominique de La Rochefoucauld, Olympe de Gouges, Louis Monneron, Léger-Félicité Sonthonax et Jérôme Pétion de Villeneuve.
Elle fut dirigée par Jacques Pierre Brissot et présidée par Étienne Clavière.
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 | | le 14 Aout 1788 Un terrible ouragan frappe la Martinique. Les dégâts sont plus important qu'en 1766.
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 | | le 26 Aout 1789 Proclamation de la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen.
"Tous les hommes naissent libres et égaux en droits."
A cette époque, les Antilles portaient 700000 esclaves, dont la Déclaration remettait en cause le fait de leur captivité et de leur servilité.
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 | | le 22 Octobre 1789 La Société des Amis des Noirs présente les doléances des gens de couleur de Saint-Domingue. L'esclavagiste Gouy d'Arsy sollicita louis XVI afin qu'il interdise les séances de la Société des Amis des Noirs, ce dernier lui donna en réponse un fin de non recevoir, en ces termes :
"Ces pauvres noirs ont-ils des amis en France ? Tant mieux, je ne veux pas interrompre leurs travaux."
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 | | 1790 Le vicomte de Damas, gouverneur-général, se démet de ses fonctions pour cause de maladie et, se retire à Case Pilote sur l'Habitation Lafaye-Beaubrun
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 | | le 8 Mars 1790 Un décret donne aux colonies une autonomie quasi absolue.
Les Assemblée Coloniale ont une autorité presque souveraine.
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 | | le 29 Novembre 1790 L'Assemblée Constituante, par décret, envoya quatre commissaires dans les îles afin de procéder provisoirement à leur administration et à leur organisation.
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 | | le 12 Mars 1791 Les quatre commissaires français, arrivent en Martinique.
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 | | le 11 Mai 1791 lors de la séance de l'Assemblée Constituante, le député abolitionniste Viefville des Essarts aborda de front le sujet de l'esclavage.
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 | | 15 Mai 1791 L'Assemblée Constituante décréta que les gens de couleurs, nés de pères et de mères libres, et ayant les qualités requises, jouiraient des droits des citoyens actifs et seraient admis comme les blancs, dans les assemblées paroissiales et coloniales.
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 | | le 24 Septembre 1791 L'Assemblée Constituante décida que la mise en application du décret du 15 Mai et le droit de régler la condition des gens de couleur était dévolu aux Assemblées Coloniales. Cette décision offensa gravement Condorcet, membre de la société des Amis des Noirs.
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 | | le 30 Septembre 1791 L'Assemblée Constituante fit place à l'Assemblée Législative.
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 | | le 24 Mars 1792 L'Assemblée Législative émit un décret stipulant que l'on procéda sur le champ à la réélection des Assemblées Coloniale et des Municipalités. Quatre commissaires furent nommés pour les Îles du Vent, avec le pouvoir de ramener l'ordre et la paix par tous les moyens.
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 | | le 28 Mars 1792 Sur le rapport de Gensonné, l'Assemblée législative établit les droits politiques des Libres et décide que les colonies auront des députés, élus par leur assemblée coloniale (loi du 4 avril 1792). Cette décision renforce les dispositions prisent en mai 1791, amenant ainsi les blancs et les gens de couleurs libres à l'égalité politique. Assemblée Nationale
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 | | Avril 1792 Les commissaires Linger et Mondenoix sont rappelés en France.
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 | | le 10 Août 1792 Le Gouverneur Behague et les autorités de la Martinique refusent le régime républicain.
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 | | le 11 Août 1792 L'Assemblée Législative supprime la prime d'encouragement à la traite, accordée par le Roi Louis XVI, en 1784.
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 | | Septembre 1792 La frégate "La Calypso" envoyé de Guadeloupe, annonça la fausse information venue de l'île anglaise de Mont-Serrat, annonçant que la royauté était rétablie en France.
L'oligarchie créole en place, qui avait pris fait et cause pour la révolution, comme en Guadeloupe, dévoila ses vrais attaches, en jurant fidélité au Roi.
Mais en France, le Roi Louis XVI était enfermé dans la prison du Temple.
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 | | le 16 Septembre 1792 Les commissaires mandatés par l'Assemblée Législative sont repoussés à coups de canons.
Quand La Guadeloupe et la Martinique apprirent la vérité, elles restèrent fidèles au monarque et contractèrent un pacte de protection mutuelle.
Elles envoyèrent chacune un député en France, avec pour mission de soutenir la royauté.
Dubuc fils pour la Martinique et Clairfontaine pour la Guadeloupe.
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 | | le 20 Septembre 1792 L'Assemblée Constituante met fin à ses travaux.
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 | | le 22 Septembre 1792 La Convention remplace l'Assemblée Constituante, qui proclame aussitôt la République.
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 | | le 24 Octobre 1792 Le Capitaine Lacrosse quitta Brest pour les Antilles, sur la frégate "La Félicité".
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 | | le 28 Octobre 1792 Janvier Littée est élu député de la Martinique. Il fut, en Europe, le premier député de couleur membre d'une assemblée parlementaire.
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 | | le 1er Décembre 1792 Le capitaine Lacrosse chargé d'apporter aux Îles du vent, les changements venus de France, ne peut débarquer en Martinique.
Il se dérouta alors, sur l'île de la Dominique. Où, il y trouva de nombreux patriotes exilés par le Gouverneur d'Arrot et l'Assemblée Générale Coloniale.
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 | | le 10 Décembre 1792 La Guadeloupe et la Martinique, par arrêté, déclarèrent la guerre à la France Républicaine.
En Guadeloupe, il fut déclaré que quiconque délivrerait le message du capitaine Lacrosse serait passible de la peine capital.
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 | | le 3 février 1793 Le Vicomte Jean-Marie Donatien de Vimeur, Vicomte de Rochambeau (fils du général) réussit à débarquer à la Martinique. Il y assure son autorité, instaure une politique d'inspiration montagnarde (sur les biens des émigrés, du clergé, la création de clubs...), accorde l'égalité civique aux Libres de couleur, et organise des élections municipales et coloniales. le Vicomte Jean-Marie Donatien de Vimeur
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 | | le 4 Février 1794 le 16 pluviôse an II, à l'initiative des dantonistes, l'abolition de l'esclavage est votée par la Convention.
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 | | le 23 mars 1794 Malgré la défense organisée par Rochambeau, la Martinique capitule face aux Anglais. C'est le début de l'occupation anglaise.
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 | | le 20 Février 1795 La Constitution déclare :
« Article 6 : Les colonies françaises sont parties intégrantes de la République et sont soumises à la même loi constitutionnelle ».
« Article 7 : Elles sont divisées en départements, ainsi qu'il suit : (...) La Guadeloupe. Marie-Galante. Les Saintes et la partie française de Saint-Martin ; La Martinique ; la Guyane française et Cayenne ; (...) L'île de la Réunion ; (...) »
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 | | le 26 octobre 1795 La Convention Nationale et remplacée par le Directoire.
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 | | le 9 Mars 1796 Marie-Josèphe-Rose Tascher de la Pagerie épouse le Général Bonaparte.
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 | | le 9 Novembre 1799 Coup d'État du 18 brumaire an VIII, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir.
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 | | le 13 Décembre 1799 Les colonies ne sont plus représentées au Corps législatif.
Art. 31 : « Le Corps législatif est composé de 300 membres (...) ; il doit toujours s'y trouver un citoyen au moins de chaque département de la République ».
Art. 91 : « Le régime des colonies françaises est déterminé par des lois spéciales ».
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 | | le 19 Avril 1801 Le gouvernement consulaire prit un arrêté, stipulant que les colonies seraient régies par trois magistrats, un Capitaine-général, un Préfet et un Commissaire de justice.
Le capitaine Lacrosse devenu Contre-Amiral fut nommé Capitaine-général.
Le poste de Préfet fut confié à Lescallier et, celui de commissaire de justice à Coster.
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 | | le 18 Février 1802 En France, la loi interdit les mariages mixtes.
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 | | Le 25 Mars 1802 Le traité d'Amiens rend la Guadeloupe et la Martinique, à la France.
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 | | Avril 1802 L'Amiral Louis Thomas Villaret de Joyeuse est nommé Capitaine-Général de la Martinique.
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 | | le 20 Mai 1802 Napoléon Bonaparte qui dirige la France et l'Empire colonial, rétablit l'esclavage et la traite des noirs conformément aux lois de 1789.
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 | | le 2 Juillet 1802 Un arrêté renouvelle la déclaration royale de 1777, interdisant le territoire continental aux individus de couleur et l'aggravant par la peine de la déportation.
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 | | le 19 Février 1803 Un arrêté met en vigueur dans les îles, le Code de la Louisiane.
Un article de ce code interdit le mariage entre blanc et noir.
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 | | le 29 Janvier 1809 Les anglais attaquent la Martinique et l'occupe.
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 | | le 24 Février 1809 Le Gouverneur Villaret de Joyeuse capitule, après avoir subi de terrible canonnades anglaises dans le Fort Bourbon. Il se résout à capituler; livrant la Martinique aux anglais.
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 | | le 24 Février 1809 Le Gouverneur Villaret de Joyeuse capitule, après avoir subi de terrible canonnades anglaises dans le Fort Bourbon. Il se résout à capituler; livrant la Martinique aux anglais.
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 | | 1814 Lors du congrès de Vienne, le Pape Pie VII interdisa aux ecclésiastiques et laïcs de soutenir sous aucuns prétexte le commerce négrier. Lançant ainsi une nouvelle orientation anti-esclavagiste de l'Église.
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 | | le 30 Mars 1814 Le traité de Paris mit fin à la guerre entre la France et l'Angleterre, et rétrocéda la Martinique et la Guadeloupe à la France.
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 | | le 8 Février 1815 Lord Castlereagh, au nom de l'Angleterre, fit signer aux représentants français, ainsi qu'à d'autres représentants de divers pays, réunis au congrès de Vienne, l'abolition de la traite des esclaves, comme "contraire aux principes d'humanité et de morale universelle".
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 | | le 29 Mars 1815 Napoléon décrète l'abolition de la traite négrière, en application du traité de Paris.
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 | | 1816 Fin de l'occupation Anglaise dans îles de la Caraïbe.
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 | | le 8 Novembre 1817 Louis XVIII signe une ordonnance interdisant la traite en France.
Démarrage de la traite illégale jusque vers 1830.
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 | | le 1er Mars 1819 une ordonnance coloniale fait émerger la notion d'« octroi aux portes de mer » qui va constituer une recette ordinaire dans les budgets des communes de la Martinique. l'Octroi de mer
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 | | le 18 Mars 1819 Une Ordonnance royale interdit aux noirs de porter des chaussures.
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 | | le 12 Octobre 1822 Début de révolte à Saint-Pierre. Vers dix-huit heure, après le coucher du soleil, une trentaine d’esclaves se réunirent dans la case du câpre Jean-Louis, sur l’habitation Fizel parmi lesquels Narcisse, Pierre et Alexis.
Afin de mettre au point les derniers préparatifs de leur action. Leur objectif premier était de s’emparer de Saint-Pierre. Pour cela, il leur fallait trouver des armes, des hommes et des vivres. Ils décidèrent de piller les habitations sur lesquelles ils travaillaient au Piton Vert puis de descendre vers le bas de la vallée où leurs complices les aideraient à rallier les esclaves des grands ateliers.
Tous ensembles, ensuite, ils s'empareraient de la batterie Sainte-Marthe, d’où ils tireraient un coup de canon, signal de la révolte générale à Saint-Pierre. Enfin, ils incendieraient la ville, en attendant d’éventuels secours de l’extérieur…
Cette nuit de révolte, le sieur Saint Ganat fut tué semble t'il par son fils naturel dans son habitation sur les hauteurs du Carbet. Un second habitant blanc monsieur Fizal, nommé Fizel fut lui aussi tué et ses deux fils blessés. Les révoltés se portèrent ensuite sur l'habitation Lévignan dont la propriétaire fut également assassinée.
(Rapport du général Donzelot, Gouverneur de la Martinique, 28 octobre 1822)
Il fut envisagé par le Général Douzelot, que cette révolte préfigurait à un débarquement des troupes du président haïtien Boyer.
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 | | le 13 Octobre 1822 Le Général Donzelot fut averti au petit matin du début de révolte qui se fomentait sur les hauteurs du Carbet. Il ne lésina pas sur les moyens pour enrayer la révolte. Le Général mobilisa toute les forces disponibles, militaires et civil, mais également les milices de couleurs, qu'il mit en marche contre les insurgés comme contre les nèg'mawon. Il promit une récompense de 100 Gourdes simples par têtes de révoltés pris.
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 | | le 22 Octobre 1822 Convocation de la cour Royal à Saint-Pierre pour juger les esclaves insurgés.
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 | | le 16 Novembre 1822 La Cour Royale de la Martinique rend son jugement concernant les insurgés, Auteurs, Fauteurs, Complices et Participes de la révolte à main armée qui a éclaté sur plusieurs habitations des hauteurs de la Paroisse du Carbet de la colonie, et des assassinats qui en ont été la suite.
Jean-Louis et Crépin, esclaves du sieur Fizel, Narcisse, esclave de la dame veuve Lévignan, Edouard, Isaac, Joachim dit Banguio et Ignace sont condamnés à avoir le poing droit coupé et, ensuite, la tête tranchée, leurs corps exposés pendant quatre heures et, après, jetés à la voirie.
Alexis (...), Jean, Régis, Philippe, Maximin dit Balisier, Joseph dit Chat, Ferdinand, Séverin, Sylvestre, Michel (...), André, Julicceur, Marcel et Maximim, les autres participes de la révoltes, sont condamnés à être pendus et étranglés à une potence qui sera plantée à cet effet, jusqu'à ce que mort s'ensuive, leurs corps exposés pendant quatre heures, ensuite jetés à la voirie.
Dix autres furent fouettés, marqués à l'épaule des lettres G.A.L. et mis aux galères à perpétuité ; six recurent vingt-six coups de fouet, puis furent remis à leurs maîtres ; huit autres assistèrent aux exécutions, puis furent remis à leurs maîtres. Quatorze furent déchargés de toute accusation, relaxés et rendus à leurs maîtres. Quatre esclaves vraisemblablement marrons furent condamnés par contumace. Madinina 1502, en parle
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 | | le 19 Novembre 1822 Un drapeau bleu fut hissé sur Saint-Pierre à 7 heure 10. Ce fut le signal avertissant les navires en positions au large, prêts à tirer sur la foule, du début du supplice des 66 insurgés de Saint-Pierre.
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 | | le 16 Septembre 1824 Louis XVIII mourut, Charles X monta sur le trône de France.
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 | | le 11 Août 1826 Victor Hugues décéda à Paris, à l'age de 64 ans.
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 | | le 10 Décembre 1826 L'ordonnance du 5 Février, relative à l'autorisation d'importation dans les îles de certaines marchandises et de l'entrée de bâtiments étranger dans les eaux territoriales française, est mis en application. Permettant de ce fait, à la Guadeloupe et à la Martinique de pouvoir commercer avec les îles voisines.
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 | | le 25 Avril 1827 Une prescription est faite aux tribunaux, d'agir sévèrement contre ceux qui se livrent à la traite.
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 | | le 1 Aout 1830 Fuite de Charles X.
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 | | le 2 Novembre 1830 L'affranchissement moral de la classe des gens de couleur libres est promulgué; abolissant les règlements qui leurs ôtaient les droits de citoyen, en les assimilant pleinement à la classe blanche.
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 | | le 17 Février 1832 Les services de la colonie sont enrichis par la création des Comités d'hygiène.
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 | | le 8 Mars 1832 Une loi déclara libres, les noirs qui seraient trouvés à bord de navires négriers.
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 | | le 12 Juillet 1832 La Loi simplifia les formalités pour l'affranchissement des esclaves.
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 | | le 8 Novembre 1832 Création des Chambres d'agricultures.
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 | | le 24 Avril 1833 Publication de la charte coloniale, à l'instigation de Victor Schoelcher et des anti-esclavagistes.
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 | | le 30 Avril 1833 Par ordonnance royale, la France abolie les peines de la mutilation et de marquage des esclaves.
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 | | le 28 Aout 1833 L'Angleterre est le premier pays à décréter l'abolition de l'esclavage sur ses colonies. Donnant ainsi aux esclaves des colonies françaises de l'espoir en leur sort. Beaucoup, s'enfuirent et essayèrent de rallier les îles des colonies anglaises.
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 | | le 29 Avril 1836 Une ordonnance stipule qu'un habitant des colonies amenant en France, avec lui un esclave de l'un ou l'autre sexe, celui-ci serait affranchi selon l'ordonnance du 12 Juillet 1832. La même ordonnance indiquait les noms et prénoms à donner à ces esclaves libérés.
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 | | le 9 Février 1838 Le député De Passy proposa à la chambre des députés, une loi relative à l'affranchissement des esclaves qui naîtrons à l'avenir dans les colonies françaises. Elle fut rejeté sous le prétexte de jeter dans la société, des gens n'ayant connu la liberté que par le désœuvrement où ils auront vécus. les conduisant ainsi à la délinquance pour survivre.
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 | | le 11 Juin 1839 Une ordonnance royale impose le recensement de tous les esclaves des colonies.
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 | | Décembre 1839 Le Pape Grégoire XVI dans le "In Supremo Apostolatus Fastigio" condamna fermement et clairement la traite négrière, la qualifiant d'inhumaine.
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 | | 1840 Le patronage des esclaves fut institué. Une autorité judiciaire était chargée de vérifier qu'aucun sévices ne soit infligé aux esclaves.
Victor Schoelcher constata des limites au patronage. Puisque malgré les visites obligatoires des officiers judiciaires, les esclaves étaient toujours illégalement et atrocement traités, sans que ceux-ci n'interviennent.
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 | | le 18 Juillet 1845 Le projet de loi du 14 Mai 1844 est adopté.
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 | | les 18 et 19 Juillet 1845 Les lois dites lois Mackau sont votées.
Elles modifient, à priori, en profondeur le régime des esclaves.
Mais l'article 5 de la loi, prescrit aux affranchis l'obligation de contracter un engagement de travail.
Victor Schoelcher dénonce rapidement leur contournement.
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 | | le 24 Février 1848 La révolution entraine la chute de la monarchie de Juillet.
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 | | le 4 Mars 1848 Le gouvernement provisoire nomme une commission pour l'émancipation et déclare :
"que nulle terre française ne peut plus porter d'esclaves"
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 | | Fin Mars 1848 L'annonce de l'émancipation a filée telle une trainé de poudre. A tel point qu'en cette fin de mois de Mars, la plus part des esclaves Antillais connaissaient déjà la nouvelle.
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 | | le 5 Avril 1848 Le Directeur de l'intérieur, Husson, s'adressa aux esclaves leur rappelant que le décret n'était pas encore signé et qu'il fallait encore patienter.
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 | | le 27 Avril 1848 Sur proposition de Victor Schoelcher, le décret d'abolition définitive de l'esclavage est signé et appliqué. Victor Schoelcher
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 | | le 20 Mai 1848 Dans un contexte tendu, dans le Nord à Saint-Pierre, l'esclave Romain est arrêté pour avoir battu le tambour à la nuit tombée. Provoquant ainsi, le soulèvement des esclaves et des libres de couleur; pillages, incendies et assassinats furent commis.
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 | | le 22 Mai 1848 En Martinique, le ton monte.
Des troubles éclatent sur les habitations de l’île, les esclaves, ayant eu vent de ce qui se trame en métropole, ne souhaitant pas attendre.
Les nègres ont brisé leurs chaînes
"Nèg pété chenn".
C’est la révolte, qui trouve son point culminant avec la lutte armée des esclaves de Saint-Pierre.
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 | | le 22 Mai 1848 Les anciens esclaves manifestent à Saint-Pierre demandant la libération immédiate de Romain. Ce qui leur fut accordé.
Mais dans la soirée, au Prêcheur, le maire Monsieur Huc, fit tirer sur la foule qui revenait de Saint-Pierre. L'insurrection redoubla de violence et le soulèvement populaire se généralisa dans les Antilles.
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 | | le 23 Mai 1848 Le gouverneur Rostoland proclame l'abolition de l'esclavage.
La décision locale d’abolition permet aux Martiniquais de proclamer leur fierté d’avoir pris leurs affaires en main à un moment crucial.
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 | | le 3 Juin 1848 Le commissaire général, François Auguste Perrinon, mulâtre de Saint-Pierre et membre de la commission du 4 Mars 1848, arrive en Martinique avec le décret officiel du 27 Avril 1848.
Il remplace le Gouverneur.
L'article 1er, du décret fut modifié pour les Antilles, en instituant immédiatement l'abolition de l'esclavage, sans tenir compte du délai de 2 mois, initialement prévu pour l'application.
72000 esclaves accèdent ainsi au statut d'hommes libres.
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 | | le 24 Juin 1848 L'Assemblée nationale, par décret, délégua tous les pouvoirs exécutifs, à Eugène Cavaignac.
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 | | le 26 Juin 1848 La révolution socialiste, dites "Journées de Juin", fut réprimé par la Garde Nationale et par l'armée, commandé par Louis Eugène Cavaignac.
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 | | le 28 Juin 1848 Eugène Cavaignac démissionna de son poste, mais l'Assemblée lui confia de nouveau le pouvoir exécutif avec le titre de président du conseil des ministres.
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 | | Aout 1848 Les anciens esclaves, nouveaux citoyens, votent pour la première fois.
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 | | le 10 Décembre 1848 Louis-Napoléon Bonaparte est élu Président de la République.
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 | | le 14 Décembre 1848 La constitution du 2 Novembre 1948 est promulguée.
L'art. 109 de cette nouvelle constitution, maintenait les colonies sous le régime des lois particulières.
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 | | le 12 Mars 1849 Le Président de la République nomma par arrêté, Gouverneur Général des Antilles françaises, le Contre-Amiral Bruat.
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 | | le 9 Juin 1849 L'élection législatives de la Martinique fut favorable à Mr Bissette, qui avait fait alliance avec le colon Pécoul.
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 | | le 18 Octobre 1849 L'Assemblée Législative prononce l'annulation des élections du 24 Juin. Schoelcher et Perrinon avaient reçut le trois quart des voix.
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 | | 1850 Cette année voit en son cours, le salaire devenir le mode de rémunération unique adopté dans les colonies de Guadeloupe et de Martinique.
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 | | le 12 Juillet 1850 En Martinique, trois évêchés sont instaurés par décrets.
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 | | le 5 Août 1851 Première éruption de la Montagne Pelée.
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 | | le 2 Décembre 1851 Louis-Napoléon exécute un coup d'état.
Le régime impérial est rétabli.
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 | | le 2 Décembre 1851 Le neveu de Napoléon le Grand choisit le 2 décembre, anniversaire du sacre de son oncle et de la bataille d'Austerlitz, pour conduire le coup d'État qui lui permettra de passer du statut de prince-président à celui d'Empereur des Français.
La période du Second Empire est marquée par un retour au centralisme annihilant toute trace du pouvoir local, sinon celui du conseil général aux pouvoirs élargis, mais entièrement soumis à l’autorité du gouverneur. Herodote
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 | | le 13 Février 1852 Un décret rend le travail obligatoire. Cette législation coercitive tend à supprimer la liberté économique qui pouvait encore constituer un des inconvénients au salariat pour les employeurs.
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 | | 1853 Début de l'immigration indienne.
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 | | 1853 L'église du Mouillage, à Saint-Pierre fut consacrée Cathédrale et prit le nom de Notre-Dame de l'Assomption.
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 | | le 6 Mai 1853 Arrivée du premier convoi d'immigrants Indiens.
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 | | le 10 Septembre 1855 L'arrêté Gueydon est promulgué. Ce texte réglemente dans les moindre détails la stricte application du système de surveillance de la population, par l'obligation de contracter un engagement de travail.
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 | | 1857 Début de l'immigration des Africains.
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 | | 1859 Début de l'immigration Chinoise aux Antilles.
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 | | 1859 L’immigration chinoise à la Martinique ne draina qu’un millier d’immigrants, en deux convois.
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 | | 1859 Napoléon décida l'arrêt des recrutements d'africains, sur la côte atlantique de l'Afrique.
Extrait de la Lettre de Napoléon III à son cousin responsable des colonies, lui enjoignant de cesser définitivement tout engagement de travailleurs sur les côtes d'Afrique, et de se tourner pour ses besoins en bras, vers celles des Indes.
Saint-Cloud, le 30 octobre 1858.
"Mon cher cousin, je désire vivement qu'au moment même ou le différend avec le Portugal, à propos du Charles-Georges*, vient de se terminer, la question de l'engagement des travailleurs libres pris sur la côte d'Afrique soit définitivement examinée et résolue d'après les véritables principes du droit et de l'humanité. J'ai réclamé énergiquement auprès du Portugal la restitution du Charles-Georges, parce que je maintiendrai toujours intacte l'indépendance du drapeau national ; et il m'a fallu, dans cette circonstance, la conviction profonde de son bon droit pour risquer de rompre avec le roi du Portugal les relations amicales que je me plais à entretenir avec lui.
Mais quant au principe de l'engagement des noirs, mes idées sont loin d'être fixées. Si, en effet, des travailleurs recrutés sur la côte d'Afrique, n'ont pas de libre arbitre, et si cet enrôlement n'est autre chose qu'une traite déguisée, je n'en veux à aucun prix. Car ce n'est pas moi qui protégerai nulle part des entreprises contraires au progrès, à l'humanité et à la civilisation.
Je vous prie donc de rechercher la vérité avec le zèle et l'intelligence que vous apportez à toutes les affaires dont vous vous occupez ; et, comme la meilleure manière de mettre un terme à des causes continuelles de conflit serait de substituer le travail libre des coolies de l'Inde à celui des nègres, je vous invite à vous entendre avec le ministre des affaires étrangères pour reprendre, avec le gouvernement anglais, les négociations qui avaient été entamées il y a quelques mois.
Sur ce, mon cher cousin, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte garde."
Napoléon III
* Le Charles-Georges est un navire négrier français intercepté en 1858 par la marine anglaise et conduit dans le port de Lisbonne. L'affaire fait scandale.
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 | | le 24 Octobre 1860 Un décret impérial permet la constitution de la Société de crédit colonial.
"Le Crédit colonial, qui octroie des prêts pour la construction de sucreries ou pour le renouvellement et l'amélioration de l'outillage, connaît un grand succès. Cependant l'objet de la société se révèle vite trop limité."
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 | | le 24 Octobre 1860 Un décret impérial permet la constitution de la Société de crédit colonial.
"Le Crédit colonial, qui octroie des prêts pour la construction de sucreries ou pour le renouvellement et l'amélioration de l'outillage, connaît un grand succès. Cependant l'objet de la société se révèle vite trop limité." Archives nationales
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 | | le 2 Janvier 1861 Le Député François Auguste Perrinon décéda à Grand-Case sur l'île de Saint-Martin.
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 | | le 31 Août 1863 Le crédit colonial est transformé en Crédit Foncier Colonial.
"Le CFC se révèle impitoyable pour les mauvais payeurs : le non paiement d'un semestre d'annuité et la procédure d'expropriation forcée était immédiatement enclenchée, débouchant irrémédiablement sur la ruine du débiteur défaillant." crdp Martinique
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 | | Mai 1868 L'inauguration du bassin des Radoub, à Fort-de-France, positionne la ville dans la vie économique de l’île, avec de nouvelles activités portuaires.
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 | | le 21 Janvier 1870 Un drapeau blanc est hissé sur l'habitation La Mauny à Rivière-Pilote, par son propriétaire Codé.
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 | | Février 1870 Dans le sud de la Martinique, à Grand Fonds dans la commune du Marin, Léopold Lubin fut cravaché par l'aide commissaire de la Marine Augier de Maintenon avec le concours d'un autre blanc. Au prétexte que Lubin ne se serait pas écarté et n’aurait pas salué au passage à cheval des deux blancs.
"22 ans après l'abolition de l'esclavage, les békés sont toujours les maîtres de la Martinique."
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 | | Avril 1870 Environ deux mois après s'être fait humilié, Léopold Lubin se vengea de Augier de Maintenon, en plein bourg du Marin à la sortie de la messe du dimanche, en lui infligeant une sévère correction, entraînant plus de 20 jours d'incapacité de travail.
Lubin fût arrêté et incarcéré.
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 | | le 19 Août 1870 Leopold Lubin fut condamné par les tribunaux français constitués en Martinique, à cinq ans de bagne en Guyane et mille cinq cents francs de dommage et intérêt.
Les juges et jurés sont singulièrement blancs, on retrouve parmi ceux-ci Codé, le propriétaire de l'habitation la Mauny.
La condamnation attisa les passions et révoltes dans toute la Martinique.
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 | | le 4 Septembre 1870 Les Prussiens font prisonnier Napoléon III, à Sedan. Lorsque les Parisiens furent au fait de la nouvelle; ils proclamèrent la IIIème République.
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 | | le Jeudi 22 Septembre 1870 A 7 heures du matin à Fort de France, le gouverneur Mensche de Loisne proclame la République.
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 | | le Jeudi 22 Septembre 1870 A 10 heures, le maires de Rivière-Pilote sous l'Arbre de La liberté face à la population, proclame la République. Dès l'annonce, le bourg Pilotin est le lieu d'une animation intense.
Louis Telgard, boucher de son métier, se rend chez le mulâtre Eugène Lacaille, grand propriétaire foncier, et lui signale que le moment est venu d'agir.
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 | | le Jeudi 22 Septembre 1870 Dans l'après_midi, à 15 heure, venant du Morne-Honoré, Eugène Lacaille accompagné de trois cents personnes (Régale) se rend au bourg de Rivière-Pilote. Il est rejoint vers 17 heures, par Louis Telga, avec à sa suite, plus d'un millier d'hommes et de femmes criant : "Mort aux blancs , mort à Codé".
Les principales revendications de la population sont : le désarmement des blancs du bourg, la tête de Codé et la libération de Lubin.
On dénombre parmi les insurgés, Auguste Villard et Daniel Bolivard qui jouèrent un rôle prépondérant mais aussi de très nombreuses femmes qui furent très actives dont Rosalie Soleil, Madeleine Klem et Sophie Lumina dite "Surprise".
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 | | le Jeudi 22 Septembre 1870 Vers 21h00, l'habitation la Mauny est incendiée par les insurgés.
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 | | le Samedi 24 Septembre 1870 Le camp de la Régale est formé. Il se composait de 60 insurgés commandés par Louis Telgard et Eugène Lacaille.
Le propriétaire de l'habitation La Mauny, Codé est arrêté et mis à mort par les révoltés.
L'insurrection se propage dans le Sud de la Martinique. On dénombre 25 habitations incendiées dont 14 à Rivière-Pilote, 3 à Rivière-Salée, 1 à Sainte-Luce, et 7 au Saint-Esprit.
Dans la nuit, les incendies d'habitations s'étendent au Marin, au Vauclin et à Saint-Anne.
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 | | le Lundi 26 Septembre 1870 Début de la contre offensive des troupes coloniales. Le gouverneur de la colonie française demande des renforts aux colons Anglais à Sainte Lucie et mobilise toute ses troupes et milices. Ils se livrèrent à une répression féroce anti-martiniquaise sous l’autorité du Commandant Lambert.
Dans les campagnes, des dizaines de rebelles furent massacrés et 500 emprisonnés dans les forts de militaires de Fort-de-France.
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 | | 1871 Ouverture de l'usine centrale Guérin. L'usine fit de la ville de Saint-Pierre, une distillerie majeur de l'île.
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 | | Décembre 1871 les principaux chefs de l’insurrection furent fusillés à Desclieux.
Certains furent déportés aux bagnes après condamnations par un conseil de guerre. Certains rebelles dont Telga et Klem échappèrent à la répression coloniale française.
Madeleine Klem s’échappa du Fort Tartenson, la nuit de la veille de son exécution et ne fut jamais reprise. Louis TELGA se réfugia à Sainte-Lucie; il ne fut jamais arrêté mais fut condamné en conseil de guerre par contumace.
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 | | 1873 Edification du fort Tartenson. Le site est une fortification bastionnée, conçu en béton armé, de plan polygonale, entourée d’un fossé et d’une contre-escarpe maçonnée. Il constitue avec le Fort Saint-Louis (XVIIème siècle) et le Fort Desaix (XVIIIème siècle) la trilogie défensive des forces armées françaises en Martinique.
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 | | le 24 Septembre 1875 La Martinique et Guadeloupe sont représentées en métropole par des députés et des sénateurs.
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 | | le 16 Décembre 1875 L'Assemblée nationale élut Victor SCHOELCHER, sénateur inamovible.
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 | | 1876 Les premiers immigrés libanais et syriens émigrant volontaires vers l'Amérique, arrivent entres autres aux Antilles.
Ils investissent un créneau laissé libre de l'économie, le commerce de vêtements et de tissus.
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 | | le 12 Juin 1879 Une commission coloniale était instituée en Martinique. Elle fonctionnait entre les sessions du Conseil Général avec des attributions semblables aux Commissions Départementales de France.
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 | | le 21 Juin 1879 L'organisation des pouvoirs publics des colonies était régis par la même loi qu'en métropole.
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 | | le 27 juillet 1881 La loi instaure la liberté de la presse et de l’imprimerie. L’opinion publique se forme sur fond d’affrontements polémiques des organes de presse qui se multiplient.
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 | | le 28 Mars 1882 La loi portait obligation absolue de l'enseignement primaire.
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 | | 1884 L'immigration indienne est arrêté par le Conseil Général de la Martinique. Depuis 1852 était estimé à 25 500 personnes. 4 551 indiens, au terme de leur contrat d'engagement, avaient demandé à être rapatriées.
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 | | le 4 Avril 1884 Loi sur les municipalités, accordait aux maires de larges pouvoirs administratifs.
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 | | 1890 La vie associative prend son essor dans les sociétés de pensée, les cercles littéraires, les partis politiques et le mouvement syndical.
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 | | le 22 Juin 1890 Le centre-ville de Fort-de-France fut détruit par un incendie.
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 | | le 11 Janvier 1892 La loi limita le pouvoir des Conseil généraux au seul octroi de mer.
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 | | 1900 Ce début de siècle est celui des premières grandes grèves, résultant de la paupérisation du prolétariat agricole.
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 | | le 8 mai 1902, à 7H50 L'éruption de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902, à 7H50 du matin, raye Saint-Pierre et le Prêcheur de la carte.
Fort-de-France devient alors la première ville de la Martinique. L'éruption de la Montagne Pelée
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 | | 1908 Début de la reconstruction de la ville de Saint-Pierre. Elle sera menée suivant l'axe de la Grand'rue, baptisée rue Victor-Hugo, du sud vers le nord.
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 | | le 24 Avril 1910 Joseph Lagrossillère est élu pour la première fois député.
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 | | 1914-1918 Mobilisation générale dans les colonies antillaises, il sont incorporés dans les armées de la République pour reprendre l'Alsace et le Lorraine aux allemands; plus de la moitié ne reviendront jamais.
Néanmoins, la guerre permet à la Guadeloupe d’exporter massivement du rhum, jusqu’en 1922.
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 | | 1914-1918 La première guerre mondiale et la mobilisation des conscrits.
La participation de jeunes Antillais aux combats de la Première Guerre Mondiale (les deux tiers furent tués, blessés ou faits prisonniers) renforce une revendication assimilationiste qui s’exacerbe au cours du XXème siècle.
On peut citer parmi ses plus ardents porte-paroles, qui feront écho jusque dans les allées du parlement français, Joseph Lagrosilière, Allègre, Henri Lemery.
Néanmoins, la première guerre mondiale permet à la Martinique d’exporter massivement du rhum, qui vient réchauffer les cœurs et les corps des poilus dans les tranchées; et cela, jusqu’en 1922.
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 | | 1917 A Saint-Pierre, Victor Depaz rachèta l'Habitation "la Montagne" et y installa la plantation de la Montagne Pelée. Cette installation fut le signe de la reprise de l'activité économique de l'ancienne capitale.
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 | | 1923 Les immigrés indiens se voient accorder la nationalité française.
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 | | 1929-1932 Réveil de la montagne Pelée, moins important qu'en 1902.
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 | | 1938 Le conseil général de la Martinique se prononce à l’unanimité en faveur d’une assimilation intégrale au statut départemental.
Cette revendication devra attendre la fin de la Seconde Guerre Mondiale pour se réaliser.
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 | | 1940-1943 Les sombres "années de l'Amiral Robert"; ou les Antilles sous la poigne du représentant du gouvernement de Vichy. Des dissidents martiniquais gagnent Sainte-Lucie afin de rejoindre les forces du Général de Gaule. Un blocus est instauré autour de la Martinique.
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 | | le 3 Avril 1940 Le colportage est sévèrement réglementé; soupçonné d'être utilisé par les réseau d'espionnage. Le décret instituant cette réglementation toucha fortement l'économie de la communauté Libano-syrienne.
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 | | 1943 La Martinique se rallie à la France libre.
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 | | Février 1646 Jerôme du Sarrat, sieur de La Perrière assura l'intérim du poste de gouverneur, en l'absence de Jacques Dyel du Parquet, de Février 1646 et Janvier 1647.
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 | | le 13 Mars 1946 Les leaders communistes d’après guerre, Aimé Césaire, Léopold Bissol, Georges Gratiant, remportent des victoires électorales en Martinique.
Ils portent une proposition de loi à l’Assemblée Nationale. La question est débattue au Parlement, avec un rapporteur illustre, le jeune député-maire de Fort-de-France, Aimé Césaire :
" …Les propositions de lois qui vous sont soumises ont pour but de classer la Martinique, la Guadeloupe, La Réunion, et la Guyane française proprement dites en départements français. Avant même d’examiner le bien fondé de ce classement, vous ne pouvez manquer de saluer ce qu’il y a de touchant dans une telle revendication des vieilles colonies.
A l’heure où çà et là des doutes sont émis sur la solidarité de ce qu’il est convenu d’appeler l’empire, à l’heure où l’étranger se fait l’écho des rumeurs de dissidence, cette demande d’intégration constitue un hommage rendu à la France, et à son génie, et cet hommage dans l’actuelle conjoncture internationale prend une importance singulière (…).
On ne fait rien quand on a la géographie contre soi. Or en la circonstance, ce n’est pas seulement l’histoire que nous avons avec nous, c’est aussi la géographie.
En effet, en affirmant le principe de l’unité française et de l’extension du régime de la loi à des territoires qui jusqu’ici ne relevaient que du régime des décrets, les propositions qui vous sont présentées n’empêchent pas de laisser éventuellement aux conseils généraux certains pouvoirs qui leurs seraient propres ". J.O. des débats de l’Assemblée Nationale Constituante n°23 du 13/03/46 et n°25 du 15/03/46.
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 | | 1947 Pierre Albert Trouillé est le premier préfet de l’île.
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 | | le 13 Mars 1949 Luce Lemaistre, institutrice, fut la première femme élue maire en Martinique, de 1949 à 1951.
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 | | 1951 Passage du premier cyclone baptisé, "Dog".
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 | | 1958 Aimé Césaire, député-maire de Fort-de-France, fonde le PPM (Parti progressiste martiniquais).
Les martiniquais choisirent, par référendum, de rester attachés à la France.
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 | | 1960 La Ve République fait entrer l'outre-mer dans l'ère de la "départementalisation adaptée".
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 | | 1963 Le gouvernement français créa le BUMIDOM, le Bureau des migrations des départements d'outre-mer, afin de soulager la région de l’augmentation démographique et de l’accroissement du chômage.
Le départ annuel de 10 000 Antillais vers l'hexagone, afin d’occuper des fonctions subalternes dans la fonction publique (PTT, hôpitaux, administrations diverses), a constitué une solution temporaire, sans que les problèmes de fond ne soient abordés.
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 | | 1972 La Martinique est transformée en une région ''mono-départementale''.
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 | | 1973 Alfred Marie-Jeanne crée avec Lucien Veilleur, Marc Pulvar et Garcin Malsa (ancien du groupe Zanma) le mouvement "La Parole au Peuple".
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 | | 1974 La Martinique devient Région; statut qui se superpose à celui de DOM.
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 | | 1978 Alfred Marie-Jeanne fonde le Mouvement Indépendantiste Martiniquais avec pour objectif : la décolonisation et l'indépendance de la Martinique.
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 | | 1982 Création de l'Agence nationale pour l'insertion et la promotion des travailleurs d'outre-mer ou ANT. Cet organisme public français est chargé d'accompagner les migrations des résidents de l'outre-mer français, cherchant une qualification ou une insertion professionnelle ailleurs.
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 | | le 2 mars 1982 Les mouvements indépendantistes connurent un certain apaisement lors de l’adoption de la loi, qui érigeait la région en collectivité territoriale et faisait de la Martinique une des 26 Régions françaises.
Les élites politiques martiniquaises reçurent alors un surcroît de responsabilités dans le développement économique de leur département, qui devint largement subventionné à la fois par l'État français et par l'Union européenne.
Cependant, la transformation de l'économie et de la société martiniquaise, bien que nécessaire en raison de l’effondrement de l’industrie sucrière, s’avéra difficile pour la population qui a dû se rendre à l’évidence : l'ancienne économie basée sur une agriculture d'exportation (banane, rhum et canne à sucre) n'avait plus qu'un avenir fort limité en Martinique.
Dorénavant, l’industrie prometteuse, c’est davantage le tourisme et l’industrialisation.
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 | | le 1 Janvier 1983 Parution au JO de la loi n°82-1171 du 31 Décembre 1982, sur la décentralisation imposant la création des Conseils Régionaux de Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion. légifrance, le site
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 | | 1985 Agitations autonomistes.
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 | | 1986 Camille Darsières succède à Aimé Césaire au Conseil régional.
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 | | 1992 Claude Lise est élu au Conseil régional.
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 | | 1992 Le Pape Jean-Paul II en visite sur l'île de Gorée, déclara que les noirs africains ont été victimes d'un honteux commerce auquel ont pris part des baptisés mais qui n'ont pas vécus leur foi.
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 | | 1994 La Martinique penche toujours à gauche : le Conseil régional est présidé par un communiste et dominé par le PPM, alors que le Conseil général est présidé et dominé par le PPM.
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 | | le 5 Novembre 1996 Par décret, le rhum agricole de la Martinique a obtenu une "AOC Martinique" (5 Novembre 1996).
L'AOC Martinique est délimitée à l'intérieur du territoire de vingt-trois communes :
- Arrondissement de Fort-de-France : les communes du Carbet, de Fort-de-France, du Lamentin, de Saint-Joseph, de Saint-Pierre.
- Arrondissement de La Trinité : les communes de Basse-Pointe, de Gros-Morne, du Lorrain, de Macouba, du Marigot, du Robert, de Sainte-Marie, de La Trinité.
- Arrondissement du Marin : les communes du Diamant, de Ducos, du François, du Marin, de Rivière-Pilote, de Rivière-Salée, de Saint-Esprit, de Sainte-Luce, des Trois-Ilets, du Vauclin.
La Martinique est actuellement le seul département d'outre-mer a obtenir une AOC pour son rhum.
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 | | 1997 Élections législatives : deux députés de droite (Anicet Turinet et Pierre Petit), un député indépendantiste, Alfred Marie-Jeanne et un député PPM, Camille Darsière.
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 | | le 22 Mai 1998 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage.
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 | | le 31 Aout 1998 Prise de fonction du nouveau préfet, Dominique Bellion.
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 | | 1999 La banane martiniquaise est au centre de la bataille commerciale que se livrent les États-Unis et l'Europe.
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 | | le 1er Décembre 1999 La déclaration de Basse-Terre est signée; au bas de laquelle, apposent leur signature, Antoine Karam, Président du Conseil Régional de la Guyane, Alfred Marie-Jeanne, Président du Conseil Régional de la Martinique, Député de la Martinique, et Lucette Michaux-Chevry, présidente du conseil régional.
Cette déclaration creuse désormais le sillon d’une volonté politique visant à transformer, les régions monodépartementales, en région dotée de pouvoirs sociaux et fiscaux élargis au sein de la France et de l’Union Européenne.
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 | | 2000 L'assemblée nationale adopte la Loi d'orientation pour l'outre-mer (LOUM) qui institue dans les DOM un "congrès" aux pouvoirs limités.
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 | | 2001 Maire de Fort-de-France depuis 47 ans, Aimé Césaire (87 ans), poète-apôtre de la "négritude", laisse la place à Serge Létchimy, du Parti progressiste martiniquais (PPM), qu'il a fondé. Le député indépendantiste et président du Conseil régional Alfred Marie-Jeanne remporte 39% des voix aux élections municipales.
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 | | le 8 Mai 2002 Commémoration du centenaire de l’éruption de la montagne Pelée.
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 | | le 7 Décembre 2003 Les martiniquais ont décidé de conserver le double statut : département et région, avec 50,48% de "non", lors du référendum sur le projet de réforme institutionnelle préconisant la création d’une collectivité administrée par une assemblée unique se substituant aux départements et régions actuels.
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 | | Février 2004 Le 24ème préfet de la Martinique, Yves Dassonville, vient remplacer Michel Cadot (2000-2004).
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 | | le Mardi 16 Août 2005 Le Mc Donell Douglas 80 de la compagnie aérienne West Carribean qui effectuait le trajet Panama - Martinique, s'écrasa au pied de la chaîne montagneuse, Sierra de Perijà, près de la ville de Maracaibo au Venezuela. La Catastrophe provoqua la mort de 160 personnes, dont 152 martiniquais et des 8 membres d'équipage d'origine colombienne. A.V.C.A., le site
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 | | Mars 2006 La filiale antillaise de Bouygues Télécom est rachetée 155 millions d’euros par le groupe Digicel, présent dans 15 pays de la Caraïbe et plus important opérateur de la zone.
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 | | Avril 2006 La ville de Fort-de-France est sélectionnée pour l’expérimentation du WIMAX (transmission hertzienne de données à haut débit). Ce projet de 0,4 million d’euros est essentiellement porté par le Feder (45%) et la ville capitale (36%).
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 | | Juin 2006 Premier atterrissage du Boeing 777 d’Air France à l’aéroport du Lamentin.
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 | | Juillet 2006 Premier forum altermondialiste caraïbéen organisé à la Martinique et rassemblant des délégations de l’ensemble de la zone.
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 | | Octobre 2006 Découverte de nappes phréatiques à Saint-Pierre. Après étude, l’exploitation de la ressource complètera l’approvisionnement des communes du Nord Caraïbe.
Fermeture de l’Akena Foyatel à Fort-de-France et persistance de la crise à l’hôtel Caritan, mis en redressement judiciaire depuis 2005.
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 | | Novembre 2006 Dixième anniversaire de l’obtention du label AOC pour les rhums de la Martinique.
Le groupe Fram cède l’hôtel Batelière au groupe Monplaisir. L’aéroport du Lamentin est en voie d’être renommé « Aéroport Martinique Aimé Césaire » et se dote de bornes Air France d’enregistrement en libre-service.
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 | | Décembre 2006 Sky Services met en place une liaison aérienne directe entre Montréal et Fort-de-France.
L’incinérateur de déchets de la Trompeuse à Fort-de-France reçoit la certification ISO 14001.
Nouveau régime de l’aide compensatoire : les planteurs européens recevront 280 millions d’euros en 2007, dont 129 millions pour les DFA.
Le pôle Innovation et Entreprise de la Cacem reçoit le label « Centre européen d’entreprise et d’innovation ». Il rejoint les 34 CEEI de France et les 230 d’Europe, réunis au sein du réseau European Business and Innovation Centre Network.
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 | | le 17 Aout 2007 Ce vendredi, le cyclone Dean balaye la Martinique.
Le sud et le centre de l'île sont particulièrement touchés. Il laisse un triste résultat dévastateur, 100% des cultures bananières et 70% des cultures cannières ravagées.
Au dégâts matériels et immobiliers, on déplore deux morts et six blessés.
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 | | le 09 Mars 2008 Jenny DULYS est la deuxième femme élue maire en Martinique. Elle remporta l'élection municipale du Morne Rouge, dès le premier tour.
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 | | le 17 Avril 2008 Décès d'Aimé Césaire à Fort-de-France, à l'âge de 94 ans.
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 | | le 5 Février 2009 A l'appel du "collectif du 5 février" réunissant syndicats (CDMT, CFDT, CFTC, CGTM, CGTM-FSM, CSTM, UGTM,UNSA, CFE-CGC, FSU, SMBEF et SUD-PTT) et associations, la Martinique entre en grève.
Douze points ont été revendiqué, portant sur les les emplois précaires, le droit de vivre et de travailler en Martinique, la réouverture des négociations de branche, le contrôle des prix et l’indexation des salaires sur la variation des prix.
Cette entrée en grève est envenimée par un reportage de Canal+, sur "les derniers maîtres de la Martinique".
Reportage irresponsable et hors du temps, diffusé le 30 janvier en métropole et ce vendredi à la Martinique. RFO Martinique, en parle
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 | | le 19 Février 2009 Réunion entre le Président de la République, Nicolas Sarkozy et les élus de l’Outre-mer pour enrayer la crise qui touche les DOM.
Présents en tant que représentants ultra-marins pour les Antilles, Lucette michaux-Chevry (Sénatrice-maire UMP de Guadeloupe), Victorin Lurel (Président PS du Conseil régional de Guadeloupe), Alfred Almont (Député UMP de la Martinique), Alfred Marie-Jeanne (Président du Conseil régional et député indépendantiste de la Martinique), Jeanny Marc (Députée apparentée PS en Guadeloupe), ... . A leur sortie de l'Elysée, leurs espoirs étaient rassurés par les propositions du Président. TV5, en parle
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 | | le 21 Février 2009 Manifestation en France métropolitaine pour soutenir les revendications des grévistes antillais, au son des slogans « La vie est chère sous les cocotiers » ou de « Liberté, égalité, fraternité, pour qui ? ».
10.000 personnes, ont défilé à Paris, environ 400 à 500 personnes, à Toulouse et 500 personnes se sont rassemblées place Bellecour, à Lyon.
En tête du cortège Parisien, de nombreuses associations de la communauté antillaise, répondant à l’appel du collectif Continuité LKP; mais également la CGT, la CFDT, la CFTC, la FSU, Solidaires mais aussi le PS, le PCF, les Verts, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), LO... . Ainsi que des personnalités, tel que la députée de Guyane, Christiane Taubira ou le Sénateur de l'Essonne, fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon. France Soir, en parle
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 | | le 3 Mars 2009 En Martinique, un accord cadre sur les salaires a été signé par le patronat et le "Collectif du 5 février". Certaines organisations syndicales comme la CGTM et FO n'ont pu parapher cette entente, pour cause d'absence ou parce qu'elles souhaitaient consulter leur base.
Cet accord prévoit 200 euros nets mensuels d' augmentation pour les salaires jusqu'à 1,4 smic.
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 | | le 14 Mars 2009 Au 38ème jour de grève, la Martinique est officiellement sortie du mouvement social historique avec la signature unanime d’un protocole d’accord global.
Néanmoins, le "Collectif du 5 février", par la voix de son président, Michel Monrose, se réserve le droit de reprendre la grève. Si les accords signés ne sont pas respectés ou que les négociations entamées traînent en longueurs.
La sortie de crise acte la vingtaine d’accords du protocole déjà aboutis, sur les salaires, les prix, les banques, les assurances, etc... mais liste également les sujets encore en négociation, comme l'agriculture, l'environnement, les minimas sociaux, les matériaux de construction, etc... .
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 | | le 22 Avril 2009 Lancement des états généraux de l'outre-mer en métropole, ce mercredi soir, par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo.
Au cœur des discussions seront débattus la vie chère, mémoire, la culture, l'identité, les inégalités, la gouvernance, etc ... .
Avec en toile de fond, la refonte de la relation entre Paris et ses Département d'Outre-Mer.
Trois grands absents se font remarquer, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui contrairement à ce qu'il avait annoncé, ne s'est pas rendu aux Antilles pour leur inauguration, et les mouvements contestataires, au premier rang desquels le "collectif LKP", pour la Guadeloupe et celui du "5 février", contre la vie chère et pour l'emploi, pour la Martinique.
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 | | le 5 Mai 2009 Des pluies diluviennes ont provoqué la mort de deux personnes, un à Sainte-Marie, emporté par les eaux et un au Saint-Esprit noyé dans sa maison inondée, et fait un blessé, au Lamentin.
Les dégâts matériels ont concerné essentiellement les axes de communication.
Dans le Nord Caraïbe, le Prêcheur fut isolé et le Gros-Morne inondé.
Dans le Centre, secteur du Lamentin, l'autoroute fut coupé par la montée des eaux.
Les axes routiers du sud sont restés praticables, sauf la RD9 Sainte-Anne - Marin qui fut submergée.
Vingt mille foyers furent privé d'électricité.
Sur la commune du Robert, les pluviomètres ont affiché plus de 250 mm d'eau. LCI, en parle
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 | | le Mardi 23 Juin 2009 Marie-Luce Penchard est nommée Secrétaire d'Etat chargée de l'Outre-Mer, auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales.
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 | | le 26 Juin 2009 Inauguration de l’aéroport Martinique Aimé Césaire, par Serge Letchimy en présence de Monsieur le Président de la République, du docteur Aliker , du président de la région, du président du département et de Christiane Taubira.
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 | | le Samedi 7 Novembre 2009 Marie-Luce Penchard est nommée ministre de l'Outre-mer auprès du ministre de l'Intérieur, cinq mois après sa nomination comme secrétaire d'Etat à l'Outre-mer.
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