C'est dans une cuvette,véritable écrin de verdure,hors
des agitations que Saint-Esprit, la paisible, déploie ses
charmes de ville rurale. Près de 8201 spiritains vivent
à Saint-Esprit sur 2373 hectares entre Rivière-salée,
Ducos,
François
et Rivière
pilote. A l’abri des mornes-Vent Baldara, Magdelonette,
Morne Lavaleur, avec ses maisons traditionnelles, elle ne semble
pas avoir subi les assauts de la modernité et du béton.
Saint-Esprit n'a pas toujours été son patronyme
autrefois au XVIIe siècle, ce bourg n'était qu'un
"quartier" dépendant de Rivière salée,
avant de devenir paroisse en 1755 et commune en 1837 , elle s'appelait
"Bourg des Coulisses". La raison tient aux fameuses
coulisses aménagées dans ce pays de mornes sur les
pentes abruptes pour faciliter le transport de la canne vers l'usine
de petit Bourg. Un soulèvement éclate lors des troubles
qui suivent l'émancipation de 1848, mais échoue
après l'arrestation du meneur, fortuné Elore. Lors
de l'insurrection du Sud de la Martinique provoquée par
la guerre de 1870, le Saint-Esprit, se trouvant sue le parcours
des insurgés, est occupé par les francs-tireurs
et connaît les rigueurs imposées aux civils. c'est
l'une des quinze communes où le gouverneur de Loisne décrète
l'état de siège. des propriétés sont
incendiées, des habitants fusillés : on compte dix-huit
tués et blessés.
Saint-Esprit fut chef-lieu de canton jusqu’en 1949. elle
a rayonné dans toute la Martinique comme berceau culturel
et pour ses performances sportives.
La vie économique tourne autour de l’agriculture
et de l’artisanat. Le secteur tertiaire se développe
modérément. Avec plus de deux cent petits planteurs
dans la banane, la canne les cultures maraîchères,
vivrières. Saint-Esprit est la commune rurale par excellence,
avec ses paysages riches et variés; la commune joue la
carte du tourisme vert avec de nombreuse balades et promenades
tels que le Morne Badet , le Morne Degras ou la source Parapel
au Quartier Grand Bassin .
A voir. A faire