Le Lorrain est la plus vaste commune de la côte Nord-Atlantique
et la troisième commune de l’île avec une superficie
de 5033 hectares. La population lorinoise est de 8234 habitants.
De nombreuses rivières traversent le territoire, parmi
lesquelles la rivière Grande Anse. Deux autres rivières
délimitent le territoire, la rivière Capot à
l’Ouest et la rivière Le Lorrain à l’Est.
Des pluies abondantes favorisent la croissance d’une végétation
riche et luxuriante.
Les sols, très fertiles, permettent de belles plantations
de bananes.
Le Lorrain est un haut lieu historique. Comme en témoignent
les fouilles archéologiques de Vivé et de Fonds
Brûlé, plusieurs vagues de peuplements se sont succédées
dans cette région depuis l’époque précolombienne.
Les premières traces de peuplement sur le territoire du
Lorrain remontent au Ier siècle et concernent des groupes
identifiés comme Arawaks, dont l’implantation n’aurait
pas survécu à une éruption de la montagne
Pelée à la fin du IIIe siècle. Des traces
d’occupation caraïbe datées de la fin du premier
millénaire ont été découvertes sur
le site de Fonds Brûlé.
Ces populations amérindiennes abandonnent la région
en 1658, quinze ans après l’arrivée des colons
français.
La rivière Grande Anse a longtemps donné son nom
au quartier, puis à la commune. La première paroisse
semble avoir été construite vers 1679 à la
Grande Anse (regroupant l’actuel Lorrain et l’actuel
Marigot). Le Lorrain se dote d’une municipalité en
1874. L’évolution économique de la Grande
Anse est conforme à celle de la région, la canne
à sucre, puis la banane succédant au tabac. Le Lorrain
compte dix-sept sucreries au XVlIle siècle. Divers événements
porteurs de conséquences importantes pour le reste de l’île
s’y sont déroulés, comme la répression
d’une révolte de libres de couleur à Noël
1833, qui contribua à sensibiliser l’ensemble de
la Martinique et à éveiller les idées libérales
des jeunes mulâtres.
A voir. A faire