la Population

La société martiniquaise est issue du métissage de divers groupes humains: les esclaves de l'Afrique noire, les premiers colons européens, les travailleurs hindous, les Syriens et les Chinois.
La population martiniquaise est estimée, par l'INSEE, 399 000 habitants en 2006, contre 393 000 habitants en 2004, 381 427 habitants en 1999, 359 600 en 1990 et 328 600 en 1982.
Répartie sur 1.128 Km²,la population est très dense, 357 habitants au Km², contre 106 au niveau national.
Les populations se concentrent à la périphérie des centres urbains.
Fin 2006, dix-sept communes martiniquaises de moins de 10 000 habitants sur vingt-deux ont été recensées.
Les principales villes sont (chiffres de 1999) la capitale administrative et économique, Fort-de-France (94.049 habitants), Le Lamentin (35.460 habitants) et Schoelcher (20.845 habitants).
Ces trois communes forment le principal pôle de peuplement et d’activité de l’île, les communes de Trinité, du Marin et du François constituant les principaux pôles locaux.

La population de la Martinique est relativement jeune et dynamique, avec 30,3 % de moins de 20 ans, 53,8 % de personnes âgées de 20 à 59 ans et 20,3 % de plus de 60 ans. L’espérance de vie est élevée, ainsi que le nombre de centenaires, plus élevé que la moyenne nationale.
Entre 1999 et 2006, la population martiniquaise a augmenté de 4,6 % (+ 17 573 habitants), soit un taux proche de celui de l’hexagone (+ 4,7 %), mais inférieur à la Guadeloupe (+ 5,8 %) ou aux DOM dans leur ensemble (+ 9,9 %).
Le taux de croissance démographique annuel qui s’établit à 0,7 %, est proche du taux observé en France hexagonale (0,6 %) mais inférieur à celui de la Guadeloupe (0,8 %) ou de la Guyane (3,8 %).
La Martinique compte une majorité de femmes (53 % en 2005) et la population est jeune : l’âge moyen est de 36,4 ans, contre 34,6 ans en Guadeloupe et 39,5 ans en France hexagonale. En 2005, les immigrés représentent moins de 2 % de la population, contre 1,4 % en 1999 et 1,3 % en 1990. Six immigrés sur dix proviendraient de Sainte Lucie ou Haïti, contre 55 % en 1999. La présence d’immigrés originaires des pays d’Afrique se renforcerait sur la période, avec une augmentation de 40 % de l’effectif.

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