La
Martinique, l'île aux fleurs, est une île des
Antilles françaises. Découverte en 1502 par Christophe
Colomb, cette île est historiquement connue pour son volcan,
le Mont Pelé toujours en activité.
1635 : Les français s’installent en Martinique.
Les principales cultures d’exportation sont le café
et le coton. On procède aux premiers
essais de culture de la canne.
1650 : La Martinique exporte déjà un peu de sucre
mais c’est une production peu rentable car seule une faible
proportion de jus est transformée en sucre.

Au fur et à mesure de l’augmentation de la
production, on cherche une solution à ce gaspillage, solution
qui semble être apportée par un ouvrier de la plantation
qui goûta au jus que la chaleur et les levures naturelles
avaient fait fermenter : c’est le début du rhum de
sucrerie ou rhum industriel.
Arrivée du Père
du Tertre qui fabrique un appareil de distillation pour traiter
écumes et gros sirops.
1694 : Le Père
Labat invente l’alambic : de nombreuses sucreries vont
alors s’adjoindre une distillerie.
1767 : Le sirop est la monnaie d’échange
internationale. Il existe 450 sucreries en Martinique
1870 : La canne couvre 57% de la surface
cultivée ; les sucreries traditionnelles se regroupent
en usines centrales.
Mais face à l’effondrement du cours du sucre, il
faut trouver d’autres débouchés : apparaît
alors l’idée de distiller du jus de canne frais fermenté.
C’est l’arrivée du Rhum Agricole ou Rhum Habitant.
Pour faire face à la demande, une véritable industrie
rhumière se met en place.

8 Mai 1902 : l’éruption
de la Montagne Pelée réduit à néant
la ville de Saint Pierre et diminue de moitié la capacité
de production.
1ère guerre mondiale : le renouveau
s’amorce, les usines se modernisent.Le rhum vient redonner
courage aux soldats et entre dans la composition des explosifs:
sa production est multipliée par 2.

1918 : les distillateurs métropolitains
s’inquiètent de ce concurrent aux cours trop bas
et trop anarchiques : la métropole limitera l’importation
des rhums coloniaux avec la loi du contingentement du 31 décembre
1922.
En 1996, Le rhum agricole de la Martinique a obtenu une "AOC Martinique"
(par le décret du 5 novembre 1996).
L'AOC Martinique est délimitée à l'intérieur du territoire de vingt-trois communes :
- Arrondissement de Fort-de-France : les communes du Carbet, de Fort-de-France, du Lamentin, de Saint-Joseph, de Saint-Pierre.
- Arrondissement de La Trinité : les communes de Basse-Pointe, de Gros-Morne, du Lorrain, de Macouba, du Marigot, du Robert, de Sainte-Marie, de La Trinité.
- Arrondissement du Marin : les communes du Diamant, de Ducos, du François, du Marin, de Rivière-Pilote, de Rivière-Salée, de Saint-Esprit, de Sainte-Luce, des Trois-Ilets, du Vauclin.
Les 11 marques de rhums autorisés à apposer l'AOC :
- Bally
- Clément
- Depaz
- Dillon
- J-M
- La Mauny
- Neisson
- Old Nick
- Saint-Etienne
- Saint-James
- Trois-Rivière
La Martinique est actuellement le seul départenent d'outre-mer a obtenir une AOC pour son rhum agricole.
En 2005, la filière – Rhum, représente environ :
126 527 tonnes de cannes à sucre broyées par les distilleries
80 766 HAP de rhum produit
En 2006 :
105 476 tonnes de cannes à sucre broyées par les distilleries
77 064 HAP de rhum produit
