La culture de la canne à sucre demandait beaucoup de main-d'oeuvre,
de travailleurs agricoles.
Voici quelques-unes des "professions"
recensées :
Les sarcleurs, coupeurs et amarreuses : Comme
les noms l'évoquent sarclaient les champs de canne, coupaient
les cannes au moment de la récolte et les amarraient par
tas pour faciliter le transport jusqu'à l'usine.
Les ti-band' (petites bandes) : Ils étaient
constituées par les enfants qui mettaient du fumier, enlevaient
les feuilles sèches des cannes, marchaient devant les boeufs
pour les guider, etc.
Le commandeur : Il distribue les tâches,
dirige, surveille et vérifie le travail dans les champs
(c'était souvent un mulâtre).
Le géreur (souvent un béké)
: C'est lui qui faisait la gestion des propriétés
agricoles et qui prenait les décisions.
Le béké : Blanc créole
descendant des familles venues des provinces de France s'installer
aux Antilles aux XVIIe et XVIIIe siècle.
L'économe : Il tient les finances,
contrôle et gère le budget. C'est le bras droit du
géreur.

Pour conduire les cabrouets ou charrues
à boeufs, il y avait :
Le guide : Un enfant (le plus souvent)
qui marchait devant les boeufs pour les diriger;
Le conducteur : Il tenait et appuyait sur
les bras de la charrue lors du labourage des champs;
L'aiguillonneur : Il marchait à
côté des boeufs armé d'un fouet ou d'une gaule
munie d'un aiguillon d'acier et qui fouettait ou piquait les bêtes
pour les faire avancer. Selon la taille de l'attelage, il pouvait
y avoir deux aiguillonneurs.