Lamentin
( Guadeloupe )

C'est un mammifère marin herbivore, aujourd'hui disparu des rivages guadeloupéens, le lamantin, qui a donné son nom à cette commune située entre le Grand Cul de Sac Marin et l'embouchure de la Grande Rivière à Goyaves, principal cours d'eau de l'île.
Au 18è siècle, le Père Labat y créa un port et pensa en faire la capitale de la Guadeloupe, grâce à sa position stratégique au Nord de l'île.
Mais c'est l'agriculture, ici aussi, qui en sera la principale activité. C'est en 1720 que le bourg est créé, dans la zone de mangrove.
On y cultive outre la canne à sucre le café, le cacao, le manioc et le coton, et avant la Révolution française, on compte au Lamentin 35 moulins, 20 sucreries, 95 caféières et 30 cotonneries.
La culture de la canne était dominante pendant tout le 18è siècle mais les multiples crises sucrières de la fin du 19è siècle entraînent la ruine des petites unités au profit de l'usine centrale de Grosse Montagne.
D'abord uniquement consacrée à la production de rhum, elle se complète d' une sucrerie en 1925. Mais elle fermera ses portes en 1994 et les Lamentinois en seront profondément affectés.
Le Lamentin se tourne désormais vers l'art, la culture et le tourisme.
La station thermale de Ravine Chaude, rebaptisée récemment Centre René Toribio du nom d'un ancien maire de la commune est réputée pour ses eaux riches en fer, et dont la température est voisine de 33°c on vient y soulager la sciatique et les rhumatismes. L'architecte Ali Tur a beaucoup œuvré ici après le cyclone de 1928. L'église, le presbytère, le palais de Justice et la mairie portent sa signature.