l'Accusation de fuite
 
   
 

Article 1
Pour accuser un coq de fuite on devra verser entre les mains du jury :
1) pour les concours une caution de 30% de la valeur de l'engagement.
2) pour les parties 30% d'une paire de plaisir.
Ces sommes seront remises à l'adversaire si l'accusation est fausse. L'accusation ne peut être faite que par les armeurs. Venant de toute autre personne, elle est considérée comme nulle et non avenue.

Article 2
On peut accuser un coq de fuite jusqu'à la limite du combat et dans les conditions suivantes :
1) Avec un coq droit pour gagner
2) Avec un coq couché pour faire partie nulle.
Il se peut qu'insuffisamment éclairé, l'armeur accusateur n'accuse qu'à la dernière limite, et qu'il n'ait pas le temps de déposer la somme prévue à l'article premier; dans ce cas pour que l'accusation soit valable, l'armeur accusateur devra déposer la dite somme entre les mains du jury avant la représentation des coqs.

Article 3
Pour être considéré fuyant, le coq devra se dérober à la présentation, sinon l'accusation est fausse.

Article 4
Toute accusation peut être vérifiée, c'est à dire que s'il y a doute, la commission juriste a la faculté de faire représenter les coqs trois fois dans le but de s'éclairer affirmativement.

Article 5
Un coq accusé qui, par suite de mauvais coups d'armes, ne saurait continuer son jeu, ni même becqueter, mais ne se déroberait pas, sera considéré comme battant.

Article 6
Pour qu'un coq accusateur soit déclaré gagnant, il faut qu'il se montre droit après la première minute d'intervalle, ou après l'annonce de la quatrième ou sixième minute.

Article 7
Un coq aveugle frappant, soit sur lui-même, soit dans le grillage, soit en lançant son coup de bec dans le vide, sera considéré comme battant.

Article 8
Un coq qui fuit en criant a immédiatement perdu, si son adversaire est debout ou peut se montrer tel pendant le temps des 3 minutes. Dans ce cas, si le coq accusateur se trouvait couché au moment du cri, la commission juriste attendrait l'expiration des 3 minutes réglementaires pour faire octroyer au coq accusateur l'avantage accordé au coq debout.

Article 9
Si un coq semble fuir, même ne crient pas, il peut en être accusé. Sur la demande de l'armeur accusateur, l'heure est prise aussitôt et après l'expiration des 3 minutes, les coqs seront représentés à une distance de 10 cms environ.
Toutefois, dans les cas ou le coq accusé ou le coq accusateur seraient aveugles, ou morts, ou vice-versa et seulement dans ces 4 cas, le jury aura la faculté de faire toucher la plume ou rapprocher les coqs bec à bec ou l'un contre l'autre SANS TOUTEFOIS LES JETER L'UN CONTRE L'AUTRE. Si le coq accusé refuse toujours le combat, il sera considéré fuyard et perdant.
Ce rapprochement est destiné uniquement a permettre au jury de s'éclairer objectivement lorsqu'il juge que la première présentation a dégagé un sentiment de doute.
Dans tous les cas, il n'appartient qu'au jury DE PRENDRE LA DÉCISION DE RAPPROCHEMENT DES COQS.
De même, le coq accusé serait perdant s'il était couché à l'expiration des 3 minutes et si son adversaire était dans les conditions nécessaires pour gagner.
Il est bien entendu que les coqs seront déposés et non jetés. Au cas contraire, le coupable paiera une amende de 30% de la mise et les arbitres feront jouer l'article 4 en provoquant s'il y a lieu, 3 représentations.

Article 10
En cas de présentation, il est strictement défendu de faire subir aux coqs aucune modification et de les débarrasser de quoi que ce soit, de les exciter, de les pousser, de les secouer, de chercher à les animer en sifflant, d'imiter un cri rappelant celui de la poule ou tout autre cri.
Il devra reprendre son coq dans la position où il se trouve, mais sera autorisé à le détacher dans le cas où il serait pris dans sa tête et dans ce cas seulement.
L'armeur en défaut sera pénalisé: EN FAISANT NUL S'IL ÉTAIT GAGNANT, EN PERDANT S'IL ÉTAIT EN POSITION DE NUL.

Article 11
Si le coq accusé dans les conditions de l'article 9 reprenait le combat, le jeu continuerait jusqu'à la limite fixée. L'accusation étant reconnue fausse, la somme déposée serait remise à la partie adverse, conformément à l'article 1.

Article 12
"Prenez la minute" ou "J'accuse" ont la même signification.

Article 13
Dans le cas où 2 coqs accusés et fuyant tous deux à la présentation, LES ACCUSATIONS SERONT REMISES A CHAQUE ADVERSAIRE, en revanche LE PRIX EN SON ENTIER SERAIT REMIS A LA FÉDÉRATION.
Pour les parties, LA VALEUR D'UNE PAIRE DE PLAISIR SERAIT RETENUE POUR LA FÉDÉRATION.

Article 14
Dans le cas où 2 coqs accusés reprenaient le jeu à la présentation, les 2 cautions d'accusation seraient retenues pour la Fédération.

Article 15
Dans les cas non prévus, il est laissé au Jury, PLEINE ET ENTIÈRE LIBERTÉ pour l'application des sanctions ou de ses décisions.

Source : • gallodrome

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