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A la fin de la guerre, les communistes vont devenir la première force politique de l'île. Léopold Bissol et Aimé Césaire sont élus députés, Thélus Léro sénateur. Ils remportent 14 sièges au Conseil Général. En France les communistes sont majoritaire à la Chambre des Députés et les deux députés communistes martiniquais vont profiter de cette aubaine pour faire voter la loi 19 mars 1946 dont Aimé Césaire à été le rapporteur. Le vieux rêve assimilationniste est enfin réalisé en dépit des nombreuses réticences en France et dans la ploutocratie Béké (Système politique dont le pouvoir est exercé par le groupe financièrement le plus riche).
1946 : La loi du 19 mars érige la Martinique en Département d'Outre-Mer. Sa mise en œuvre sera effective à partir du 1er janvier 1947. Le 16 août 1947, Pierre Trouillé est nommé premier Préfet de la Martinique. Création la même année de la Caisse Générale de Sécurité Sociale après de longues batailles.
1958 : Création d'une fédération de l'U.N.R en Martinique. Naissance officielle du mouvement gaulliste en Martinique. Après l'abandon par les communistes de l'idéologie assimilationniste, le partisans de l'assimilation changent de camp, désormais se sont les représentants de la bourgeoisie mulâtre admirateurs du Général de Gaulle qui défendront l'assimilation avec conviction à partir des années 60. Ses plus illustres défenseurs sont les députés Camille Petit et Victor Sablé, le sénateur Georges Marie-Anne, Emile Maurice, Michel Renard et Edmond Valcin etc...
1963 : Le gouvernement français créa le BUMIDOM, le Bureau des migrations des départements d'outre-mer, afin de soulager la région du fardeau démographique et de l’accroissement du chômage.
1964 : Scène de liesse populaire lors de la visite du Général de Gaulle à Fort de France. Le Général de Gaulle est l'objet d'un véritable culte en Martinique. Création du quotidien France Antilles et ouverture d'une chaîne de télévision française en Martinique l'O.R.T.F pour étouffer les velléités séparatistes dans l'île.
En 1957 : Aimé Césaire crée le parti Progressiste Martiniquais, qui a pour ambition d’instaurer "un type de communisme martiniquais plus résolu et plus responsable dans la pensée et dans l’action".
1972 : La Martinique est transformée en une région ''mono-départementale''.
1973 : Alfred Marie-Jeanne crée avec Lucien Veilleur, Marc Pulvar et Garcin Malsa (ancien du groupe Zanma) le mouvement "La Parole au Peuple".
1974 : La Martinique devient région, statut qui se superpose à celui de DOM.
1975 : Le 1er janvier I..E.D.O.M met en circulation dans les D.O.M les billets de banque qui sont en cours en France.
1978 : Alfred Marie-Jeanne fonde le Mouvement Indépendantiste Martiniquais avec pour objectif : la décolonisation et l'indépendance de la Martinique.
1983 : Application en Martinique des lois de Décentralisation. Création comme en France d'une nouvelle institution, le Conseil Régional. Aimé Césaire est élu Président du Conseil Régional de la Martinique.
1994 : La Martinique penche toujours à gauche : le Conseil régional est présidé par un communiste et dominé par le PPM, alors que le Conseil général est présidé et dominé par le PPM.
1996 : L'égalité sociale entre la France et les D.O.M est réalisée sous la présidence de Jacques Chirac. Alignement du S.M.I.C des D.O.M sur celui de la France.
1997 : Aux élections législatives sont élus deux députés de droite (Anicet Turinet et Pierre Petit), un député indépendantiste, Alfred Marie-Jeanne et un député PPM, Camille Darsière.
1998 : Le 24 Novembre Alfred Marie-Jeanne est élu président de région, il milite avant tout pour le concept de " l'Assemblée unique ".
1999 : Le 1er Décembre est signée la déclaration de Basse-Terre, au bas de laquelle apposent leur signature, Antoine Karam, Président du Conseil Régional de la Guyane, Alfred Marie-Jeanne, Président du Conseil Régional de la Martinique, Député de la Martinique, et Lucette Michaux-Chevry, présidente du conseil régional de la Guadeloupe.
Cette déclaration creuse désormais le sillon d’une volonté politique visant à transformer, les régions monodépartementales, en région dotée de pouvoirs sociaux et fiscaux élargis au sein de la France et de l’Union Européenne.
2000 : L'Assemblée nationale adopte la Loi d'orientation pour l'outre-mer (LOUM) qui institue dans les DOM un "congrès" aux pouvoirs limités.
En octobre et novembre 2000, Alfred Marie-Jeanne, lance le "Projet Martinique". Ce projet doit permettre à la Martinique de se dotée d'un nouveau statut de "région d'Outre-Mer" (ROM) autonome et prévoir un régime fiscal et social adapté aux spécificités de l'île.
2001 : Maire de Fort-de-France depuis 47 ans, Aimé Césaire (87 ans), poéte-apôtre de la "négritude", laisse la place à Serge Létchimy, du Parti progressiste martiniquais (PPM). Le député indépendantiste et président du Conseil régional Alfred Marie-Jeanne remporte 39% des voix aux élections municipales.
En 2002, aux Législatives, Alfred Marie-Jeanne est réélu député de la Martinique.
Fin 2003 : Les martiniquais ont décidé de conserver le double statut : département et région.
Mai 2004 : Alfred Marie-Jeanne (MIM-CNCP) est réélu président de la région Martinique. Cette année là, il est également réélu président du Conseil Régional.
En mai 2006, six ans après le "Projet Martinique", Alfred Marie-Jeanne lance le S.M.D.E (Schéma martiniquais de développement économique). Ce schéma permettra d'affirmer les priorités en matière économique et dans tous les domaines contribuant au développement économique de l'île tels que : Emploi et formation professionnelle - Environnement, aménagement du territoire et développement durable - Mise en valeur des ressources naturelles - Coopération régionale et internationale - Recherche et innovation.
Le 6 mai 2007 : Au deuxième tour de l'élection présidentielle, les résultat furent de 39,48% pour Mr Nicolas SARKOZY et de 60,52% pour Mme Ségolène ROYAL.
Une déferlante rose submergea l'île.
Juin 2007 : Alfred Marie-Jeanne est réélu confortablement Député de la 4e circonscription de la Martinique.
17 Avril 2008 : Décès, d'Aimé Césaire, à Fort-de-France. La France et les antilles perdent un de leurs grands hommes.
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